Fête clandestine près de Toulouse : l’avocat du jeune toulousain placé en détention provisoire demande sa libération

L’un des deux organisateurs de la fête clandestine au Burgaud près de Toulouse a été placé en détention provisoire, l’autre mis sous contrôle judiciaire. L’avocat du jeune toulousain demande sa libération et son placement sous contrôle judiciaire.

Maison d'arrêt de Seysses.
Maison d'arrêt de Seysses. © T.Bordas/MaxPPP

Maître Ferdinand Djammen Nzepa, l’avocat du jeune toulousain placé en détention provisoire à la prison de Seysses a fait appel de la mise en détention du jeune homme, ordonnée par la juge des libertés et de la détention, le 13 avril dernier.

Il souhaite que son client soit libéré tout en étant placé comme l’autre jeune instigateur, sous contrôle judiciaire : "On a pas besoin de le placer en prison pour mener des investigations, c’est une mesure disproportionnée. Pourquoi existe-t-il un traitement différencié entre les deux organisateurs, qui ont commis la même infraction, qui ont tous les deux reconnus les faits et qui ont joué le même rôle ? Je ne comprends pas les motivations de l’ordonnance de la juge des liberté et de la détention", explique l'avocat du jeune toulousain.

La demande sera examinée lors d’une audience, ce mardi 27 avril devant la chambre de l’instruction. "J’espère que les magistrats de la cour d’appel auront un autre regard", rajoute l’avocat Maître Ferdinand Djammen Nzepa

Rappel des faits

Les deux instigateurs de la fête clandestine, qui s'est déroulée dans la commune du Burgaud près de Toulouse, un toulousain de 27 ans et un étudiant parisien de 26 ans ont été interpellés par les gendarmes le 11 avril dernier. Ils ont reconnu avoir organisé la fête clandestine. Cette soirée où le gîte loué s’est transformé en discothèque accueillant plus de 160 personnes. Les images qui ont circulé  sur les réseaux sociaux le prouvent. Le parquet de Toulouse avait ouvert une information judiciaire et les deux jeunes hommes avaient été mis en examen pour mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé le 13 avril dernier.

Dans la soirée du 13 avril, la juge des libertés et de la détention a décidé de placer en détention provisoire le jeune toulousain. Ce dernier est auto-entrepreneur et dirige une société de communication et d’évènementiel. C’est lui qui a loué le gîte au Burgaud. En revanche le deuxième organisateur âgé de 26 ans, étudiant en master "gestion du patrimoine" et employé dans une agence bancaire parisienne, a été laissée en liberté mais placé sous contrôle judiciaire.

L’avocat du jeuen toulousain, Maître Maître Ferdinand Djammen Nzepa, a fait appel de cette ordonnance. Il souhaite une "équité" et demande à ce que le toulousain soit remis en liberté tout en étant placé sous contrôle judiciaire. "Il y a d’autres moyens que la détention". L’audience est prévue ce mardi 27 avril devant la chambre de l’instruction de Toulouse. "J'ai du mal à comprendre cette situation, les deux jeunes ont commis la même infraction, ont joué le même rôle, l’un est dehors l’autre en prison".

Toutes les craintes concernant le jeune homme ne sont pas fondées, on a pas besoin de mettre quelqu’un en prison pour faire des investigations.

Fête clandestine à répétition, le dispositif de gendarmerie renforcé

Malgré le confinement, les fêtes clandestines se multiplient en Occitanie. Selon le Colonel Laurent Gerin, la gendarmerie est intervenue dans quatre fêtes clandestines depuis le début de cette année. Le 1er février dernier lors d’une fête organisée par une jeune fille et qui a été débordée par les événements et où 28 personnes ont été verbalisées. Le 3  avril et le 11 avril dans la commune du Burgaud près de Toulouse où les 2/3 des personnes ont été verbalisées et les organisateurs poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé pour avoir fait payer l’entrée à la soirée.

"Ce sont souvent les voisins dérangés par le tapage nocturne qui donnent l’alerte et appellent les gendarmes", précise le Colonel Laurent Gerin, commandant en second de la gendarmerie d’Occitanie.

"Nous avons mis en place un dispositif renforcé avec des patrouilles en journée et en soirée et une vigilance accrue sur d’éventuels rassemblements, des fêtes clandestines". Les forces de l’ordre mènent aussi des actions de prévention auprès des élus, des propriétaires de gîtes, surtout pour les gîtes de grande capacité.

 

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