Fête clandestine près de Toulouse : l'un des deux organisateurs mis en détention, l'autre placé sous contrôle judiciaire

Placés en garde à vue, les deux instigateurs de la fête clandestine organisée ce week-end au Burgaud ont été mis en examen pour mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé. Un jeune toulousain de 27 ans a passé sa première nuit en prison, l'autre est placé sous contrôle judiciaire.

La jeune proxénète a été mis en examen pour proxénétisme aggravé, du fait de l'âge de ses victimes.
La jeune proxénète a été mis en examen pour proxénétisme aggravé, du fait de l'âge de ses victimes. © FTV

Interpellés par les gendarmes ce samedi 10 avril au Burgaud près de Toulouse, les deux organisateurs de la fête clandestine avaient été placés en garde à vue. Ce mardi 13 avril, ils ont été mis en examen pour mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé.

Ce même soir, le parquet a demandé leur placement en détention. Le procureur de la République, Dominique Alzeari " a décidé de l'ouverture d'une information judiciaire à l'encontre des deux personnes mises en cause présentées ce jour au parquet et qui ont convenu a minima de la matérialité des faits qui leur sont imputés".

Dans un communiqué il précise ces mises en examen :

Cette information est donc désormais suivie des chefs de travail dissimulé aggravé par dissimulation d'activité et de salariés, recel de vol, dégradation volontaire grave du bien d'autrui, exposition d'autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures par violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence de sécurité imposée par la loi ou le règlement et organisation d'une réunion interdite dans une circonscription territoriale en état d'urgence sanitaire et devant faire face à l'épidémie de Covid  19.

Dominique Alzeari, procureur de la République tribunal judiciaire de Toulouse

 Pour Maître Ferdinand Djammen Nzepa, l’avocat de l’organisateur du jeune toulousain qui a reconnu les faits, placer ces jeunes gens en prison serait disproportionné : 

D’autres personnes qui ont organisé ce type de soirées sont poursuivies pour les mêmes infractions mais elles n’ont pas été placées en détention. On veut montrer que l’on est les plus durs à Toulouse, c’est révoltant. Beaucoup d’autres organisent des soirées clandestines et ne sont pas placés en détention, pourquoi ces deux jeunes hommes et pas les gros bonnets alors ?

Le gîte loué au départ pour effectuer un shooting de photos par une société de marketing, s’est transformé malgré la pandémie et les mesures sanitaires, ce samedi 10 avril en une discothèque digne de ce nom.

Les images et les photos de la soirée diffusées sur les réseaux sociaux sont édifiantes. Champagne, sono, DJ,  lumières d'ambiance, parking et entrée payante, le gîte campagnard a vite été travesti en "boîte de nuit".

Les gendarmes, qui sont intervenus vers deux heures et demie du matin, ont verbalisé une centaine de participants et les deux organisateurs de la fête clandestine ont été placés en garde à vue.

Ce mardi 13 avril, le parquet a demandé leur placement en détention ce que réfute l’avocat du jeune toulousain, Maître Ferdinand Djammen Nzepa.

Avec leur avocats, les deux organisateurs de la fête clandestine ont été entendus dans l'après-midi par la juge des libertés et de la détention. 

La magistrate a décidé de placer en détention le plus âgé des deux, un Toulousain de 27 ans : ce dernier, qui dirige une société de communication et d'événementiel, est celui qui a loué le gîte du Burgaud. Il a donc passé sa première nuit en prison.

Le deuxième organisateur, âgé de 26 ans, étudiant en master « gestion du patrimoine » et employé dans une agence bancaire parisienne, a été laissé en liberté mais placé sous contrôle judiciaire.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société justice police sécurité