Gestion de l'eau : Toulouse à l'heure du choix

© Johan BEN AZZOUZ / MaxPPP
© Johan BEN AZZOUZ / MaxPPP

Public ou privé ? L'agglomération toulousaine doit décider dans les mois qui viennent de son futur mode de gestion de l'eau. Une question qui fait forcément débat dans les 37 communes de la métropole. 

Par Laurence Boffet

Longtemps décidés par chaque commune, la gestion de l'eau et son assainissement sont désormais des compétences métropolitaines. Ils devront donc être gérés de façon unique dès 2020. Et qui dit gestion unique dit tarif unique pour tous les habitants de la Métropole toulousaine. Reste maintenant à déterminer si le gestionnaire sera privé ou public. Un débat technique mais aussi politique... 

Des tarifs très variables dans la Métropole toulousaine

3,23 € TTC le mètre-cube à Aigrefeuille, assainissement compris. 3,51 € à Pibrac, 3,82 € à Toulouse ou encore 4,89 € à Drémil-Lafage...  Il y a, à l'heure actuelle, dans l'agglomération toulousaine presque autant de tarifs que de communes. Et tout autant de modes de gestion. Régie municipale à Colomiers ou opérateur privé à Launaguet... La situation varie dans les 37 communes que compte la Métropole. Mais toutes vont devoir s'accorder d'ici 2020.

Régie publique ou opérateur privé

Gestionnaire public ou privé, pour l'heure rien n'est tranché assurent les élus. Les opérateurs privés ont jusqu'au 31 mai 2018 pour répondre à l'appel d'offres de Toulouse Métropole. La collectivité engagera ensuite des discussions avec eux à l'automne pour comparer leurs conditions avec celles qu'offrirait une régie publique, avant de faire son choix en décembre 2018.
Mais les associations de consommateurs dénoncent déjà un manque de concertation. "On continue de demander que le débat public ait lieu, qu'un référendum soit organisé, qu'il y ait des votations citoyennes dans les 37 communes" explique ainsi Marie-Françoise Vabre du collectif "Eau secours 31". "Ce qui nous paraît le plus important, ce qu'on dit à chaque fois dans les réunions publiques" renchérit Lucien Sanchez du même collectif, "c'est avant tout qu'on considère l'eau comme un bien trop précieux aujourd'hui pour être confié à des intérêts privés". 
De leur côté, les élus socialistes et écologistes, favorables à une gestion publique de l'eau, organisent un débat, le mardi 29 mai 2018, à Toulouse.
Quel que soit le mode de gestion choisi, il entrera en vigueur en 2020, pour une durée de 12 ans, comme nous l'expliquent Karine Pellat et Virginie Beaulieu :

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