Les “grands” élus de Toulouse et Bordeaux demandent à l'Etat de tenir ses engagements sur la LGV

La LGV Bordeaux-Toulouse doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, / © Maxppp
La LGV Bordeaux-Toulouse doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, / © Maxppp

Dans une déclaration commune, Carole Delga, Alain Rousset, Alain Juppé, Jean-Luc Moudenc et Georges Méric interpellent le chef de l'Etat, le gouvernement et les candidats à la présidentielle pour que la LGV Bordeaux-Toulouse soit enfin sur les rails. Et proposent un mode de financement "innovant". 

Par Fabrice Valery

C'est une déclaration commune dont chaque mot, chaque virgule, ont été soigneusement pesé pour que tous ceux qui y ont apposé leur signature puisse s'y retrouver, malgré des sensibilités politiques différentes.

Carole Delga, présidente PS d'Occitanie, Alain Rousset, président PS de Nouvelle-Aquitaine, Alain Juppé, maire LR de Bordeaux, Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulousen, Georges Méric, président PS du conseil départemental de la Haute-Garonne et Jean-Louis Chauzy président du Conseil économique social et environnemental d'Occitanie ont signé ce vendredi 7 avril une déclaration commune demandant à l'Etat de respecter ses engagements pour la réalisation de la Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse et proposant un nouveau mode de financement. 

La décision du Gouvernement du 23 Octobre 2013 a retenu comme objectifs une mise en service de Toulouse-Bordeaux en 2024 et Bordeaux-Dax en 2027. Nous rappelons aujourd’hui que cet engagement doit être respecté, il ne saurait y avoir de pause, ni de retour en arrière. L’interconnexion des Métropoles du Grand Sud-Ouest de la France doit être la priorité de l’Etat et du prochain gouvernement


Une déclaration solennelle qui est adressée à François Hollande et au ministre des transports Alain Vidalies. Elle répond aussi aux propos de Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, qui a déclaré que "pour le moment, il n'y a pas de nouveau projet de LGV en chantier en France"

Le dossier du financement de la LGV vers Toulouse est à l'arrêt. Les élus annoncent donc qu'ils vont proposer à l'Etat un mode de financement "innovant" sans en préciser les contours : 

Un modèle financier innovant sera proposé à l’Etat par les collectivités concernées avec le soutien des acteurs économiques et sociaux mais aussi des institutions financières française et européenne avec comme seul objectif : le respect des décisions prises, le respect des délais, le respect de la parole publique.


Cette déclaration commune est aussi adressée aux 11 candidats à l'élection présidentielle. En mars dernier, Emmanuel Macron avait jeté le trouble en déclarant que mettre des milliards dans cette ligne vers Toulouse n'était sans doute pas nécessaire, l'aéroport et la navette entre Toulouse et Paris fonctionnant très bien. Avant de rétropédaler sur ces propos dans la même journée. 

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a lancé une pétition en ligne pour soutenir le projet de LGV. Une pétition contestée, tout comme le projets, par les écologistes toulousains, jugeant la LGV trop coûteuse pour un faible gain de temps et préférant un réaménagement à moindre coût de la ligne existante. Initialement, le TGV doit arriver à Toulouse en 2024.

Voici l'intégralité de la déclaration commune : 

 

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