Grève aux urgences de Toulouse : la direction pointe du doigt l'absence de négociations avec deux syndicats

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Après trois lundis de grève aux urgences du CHU de Toulouse (Haute-Garonne), la direction de l'établissement hospitalier a accédé à une partie des revendications des salariés. Mais le mouvement se poursuit.

Après trois lundi successifs de grève aux urgences du CHU de Toulouse et des négociations ayant abouti, en début de semaine, sur une partie des revendications des salariés, la sortie de crise semblait actée. Pourtant, une nouvelle journée d'action pourrait avoir lieu lundi 27 juin. Une situation déplorée dans une communication interne, datée du vendredi 24 juin, par la direction de de l'établissement hospitalier toulousain : "Le dialogue social permettant l’avancée des négociations nécessite échanges constructifs et respect mutuel. Il suppose que le déroulement de la grève n’entrave en rien les conditions de fonctionnement du service public hospitalier que nous devons à nos patients et à la population."

Absence de véritable négociations

La direction met en avant "sa volonté de dialogue et les propositions faites aux professionnels des urgences pour sortir de cette situation" notamment "l’octroi exceptionnel de 16 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires aux urgences adultes de Purpan" et une nouvelle ambulance de nuit au CHU. 

Mais le conflit n'est toujours pas sorti de l'ornière. L'administration déplore que "les agents représentés continuent d’exiger sans délai de la direction la signature d’un document dit "de fin de conflit" rédigé unilatéralement par la CGT et SUD fermant la porte à l’aboutissement de véritables négociations. La direction regrette cette posture qui fragilise la prise en charge des patients qui font confiance aux équipes du CHU."

La maternité aussi en grève

A travers cette communication, l'hôpital de Toulouse prend à partie l'ensemble des personnels hospitaliers sur les conséquences qu'entraine ce mouvement social : "La résolution des problématiques aux urgences ne peut se résumer à un renfort d’effectifs au sein de ces services. Elle nécessite la disponibilité de lits d’hospitalisation permettant de fluidifier le parcours des patients arrivés aux urgences. Dans un contexte de candidatures que l’on sait limitées, le CHU a aussi pour priorité de recruter de nouveaux professionnels compétents sur les postes soignants vacants au sein de services de soin, afin de garantir son rôle autant de proximité que de recours régional."

Une façon de mettre la pression sur les syndicats alors que la maternité du CHU Purpan s'est mise elle aussi en grève, pour dénoncer un manque de moyens.