Haute-Garonne : le musée archéologique de Montmaurin vidé de ses collections sur fond de tensions

Musée de Montmaurin / © Max PPP
Musée de Montmaurin / © Max PPP

Ce mercredi matin, le musée archéologique de Montmaurin a été vidé de toutes ses oeuvres, sur fond de tensions.

Par Martin Vanlaton

Les deux salles du musée archéologique (préhistoire et époque gallo-romaine) de Montmaurin ont été vidées de leurs oeuvres, ce mercredi matin. Gendarmes et huissiers étaient présents pour sécuriser leur transfert vers Toulouse, alors que des opposants manifestaient pour protester contre cette décision.

La collection appartient au Centre des Monuments Nationaux (CMN) et à l'Etat. Et selon la sous-préfète de Saint-Gaudens, leur décision a été de vider ces salles pour restaurer les oeuvres et faire leur inventaire en vue de leur réinstallation... dans un nouveau musée flambant neuf sur la commune dès 2018, en lieu et place de l'ancien presbytère. 

Cependant, Bertrand Miro (adjoint au maire) et des opposants au projet étaient présents sur place pour protester contre cette décision.

Une polémique 


Il existe un lien historique entre le musée de Montmaurin et la famille Miro. Bertrand Miro est le descendant d'Isidore Miro, fondateur du musée il y a maintenant plus de 60 ans. Pour lui, c'est une trahison. Il dit ne pas avoir été mis au courant par l'Etat de ce transfert et parle d'une action démesurée : "les gendarmes encerclent le musée, on ne peut plus y accéder. C'est désolant."

La sous-préfète de Saint-Gaudens explique avoir organisé une réunion publique pour informer les habitants de la commune. Selon elle, Mr Miro n'a pas répondu présent aux invitations envoyées pour une rencontre en préfecture.

"Le musée... puis la carrière ?"


Selon Bertrand Miro, cette action intervient dans un climat tendu : il existe un projet de carrière qui ne cesse d'animer les débats dans la commune et créé des tensions entre les habitants. Et l'adjoint au maire est persuadé que cet événement est lié avec ce projet de carrière. 

"Ça n'a rien à voir juridiquement" affirme la sous-préfète de Saint-Gaudens. "Ce sont deux choses distinctes, deux dossiers différents."

Un feuilleton qui n'est pas prêt de s'arrêter.

 



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