Haute-Garonne : nouvel accident mortel dans le Lauragais, une année noire pour la sécurité routière

Les chiffres de la mortalité routière sont en nette hausse en Haute-Garonne avec déjà 63 morts. / © MaxPPP
Les chiffres de la mortalité routière sont en nette hausse en Haute-Garonne avec déjà 63 morts. / © MaxPPP

Ce samedi soir, un automobiliste a percuté un platane et trouvé la mort à Laubens-Lauragais. Il s'agit du troisième accident mortel en dix jours dans le secteur. Les chiffres de la mortalité dans le département sont en très nette hausse cette année.

Par CR avec AFP

Un homme de 40 ans a s'est tué ce samedi vers 22h30 contre un platane sur la D826 dans la commune de Loubens-Lauragais. Il était seul dans le véhicule. Il s'agit du troisième accident mortel en dix jours dans ce secteur

Deux autres décès sont à déplorer : le 18 décembre, une femme de 66 ans était décédée dans une collision avec camion à Cintegabelle. Le 20 décembre, un motard de 41 ans avait succombé dans un choc face à une voiture à Calmont.
 

63 personnes tuées cette année


Avant même son dernier jour, l'année 2019 présente un bilan dramatique en terme de sécurité routière avec 63 personnes décédées sur les routes du département de la Haute-Garonne, d'après le décompte qu'en ont fait nos confrères de France Bleu. Depuis 2010, on n'avait pas connu d'aussi mauvais chiffres et l'année n'est pas terminée...

Une étude publiée vendredi indique que moins d'un Français sur deux a prévu une solution pour rentrer le soir du 31 décembre. La question du retour de soirée en voiture concernera 46% des Français, qu'ils soient conducteurs, passagers ou hôtes de personnes qui prendront la route à l'issue du réveillon.

Mais seulement 43,6% d'entre eux ont pris des dispositions pour garantir leur sécurité, selon l'enquête annuelle des associations Prévention Routière et Assurance Prévention.
 

Fausses bonnes idées


L'étude, arrêtée au 2 décembre, n'a cependant pas permis de mesurer les effets de la grève à la RATP et à la SNCF, démarrée le 5, sur l'organisation des personnes susceptibles de faire la fête la veille du Nouvel An.
               
"Cela peut aussi conduire à davantage de responsabilisation. Quand on est à trois ou quatre dans une voiture, c'est plus facile pour désigner un +Sam+", un capitaine de soirée qui ne boit pas, a-t-il ajouté.
               
Si les fausses bonnes idées contre l'alcoolémie perdurent, comme boire plusieurs cafés ou prendre un bonbon à la menthe, les comportements "évoluent dans le bon sens", se félicitent les deux associations, dont le baromètre fête ses dix ans.
               

Craintes pour la Saint-Sylvestre


Ainsi, depuis 2009, de plus en plus de Français désignent un "Sam" (59%, +15 pts), rentrent en taxi ou VTC (30%, +22 pts), dorment sur place (52%, +10 pts) ou utilisent un éthylotest (46%, +21 pts).
               
Néanmoins, encore 34% Français optent pour des "dispositions dangereuses" comme "attendre avant de reprendre le volant, emprunter des petites routes, conduire lentement", regrettent les deux organisations.
               

Alcoolémie en hausse


"Cette année, le 1er janvier tombe un mercredi, en milieu de semaine, et beaucoup vont reprendre la route car ils retournent au travail le 2, avec une grosse dette de sommeil et encore quelques vapeurs d'alcool", s'inquiète Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention Routière.
               
L'alcool, en cause dans 30% des accidents mortels en 2018 selon la Sécurité routière, soit 985 morts, est le deuxième facteur de risque au volant
après la vitesse excessive. La nuit de la Saint-Sylvestre est l'une des plus meurtrières sur les routes avec en moyenne 15 à 20 décès comptabilisés ces dernières années, contre une quarantaine au début des années 2000.
               
Selon l'étude, 31% des Français reconnaissent avoir déjà vu une personne ayant dépassé le taux légal autorisé, reprendre le volant lors d'un réveillon. La moitié ignore qu'il faut une à deux heures pour éliminer un seul verre d'alcool.
 

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