"Il a fallu 10 ans pour baisser cette pollution" : une étude affirme que la qualité de l'air est en amélioration à Toulouse

Une étude menée par un organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air assure que la pollution de l'air a diminué dans l'agglomération toulousaine (Haute-Garonne). Une bonne nouvelle pour les spécialistes, qui espèrent que cette amélioration perdurera pour limiter certaines maladies voire les décès.

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Contrairement aux idées reçues, la qualité de l'air s'améliore dans l'agglomération toulousaine. Selon une étude de l'ATMO, organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air, la pollution aux particules fines a baissé entre 2009 et 2019 à Toulouse (Haute-Garonne) et ses alentours.

Les décès "attribuables à la pollution atmosphérique" divisés par deux

"C'est un travail un peu exploratoire sur la grande aire toulousaine. Elle met en évidence comment cette amélioration de la qualité de l'air a eu un impact, un bénéfice sanitaire, et comment on pouvait chiffrer ce bénéfice sanitaire" introduit Dominique Tilak, directrice générale de l'ATMO en Occitanie.

Selon les statistiques de cet organisme, la pollution aux particules fines est passée de 17 microgrammes au mètre cube d’air à 7 microgrammes. "Il a fallu 10 ans pour la baisser" soupire Sylvie Cassadou, médecin épidémiologiste à l'observatoire régional de santé. Mais elle s'en satisfait, car "ça a permis de passer de 159 décès attribuables à la pollution atmosphérique à long terme, à 73 décès" selon elle.

L'air contaminé peut engendrer de nombreuses maladies

Dans l'air, les microparticules et le dioxyde d'azote sont les plus les plus dangereux pour l'homme. "On respire 10 000 à 20 000 litres d'air par jour. Cet air est contaminé par des particules" rappelle Julien Maziés, pneumologue au CHU de Toulouse. "Ça peut donner des cancers, franchir les alvéoles et aller dans les vaisseaux et donner des infarctus ou des accidents vasculaires cérébraux. Voire des maladies dégénératives au niveau du cerveau."

Pour prolonger cette amélioration, des associations de riverains espèrent que ce type d'études se répétera. D'autant que ce sont les personnes les plus défavorisées qui sont les plus vulnérables face à la pollution de l'air. 

(Avec Pascale Félix)