Incendie et feux de forêt : tout ce qu'il faut savoir pour devenir sapeur-pompier volontaire

En première ligne lors des feux de forêts qui ravagent en ce moment plusieurs départements, plus de 7500 sapeurs pompiers volontaires sont engagés dans l’ex Midi-Pyrénées. Qui sont-ils ? Comment devenir SPV ? Éléments de réponse.

Face à l'ampleur des incendies qui ravagent des forêts françaises cet été, le gouvernement entend mobiliser davantage les pompiers volontaires. À ce jour, ils sont 197 000 répartis dans toute la France, ce qui représente plus des trois quarts des effectifs des sapeurs-pompiers en France. 

En Haute-Garonne, en Aveyron, dans le Tarn, le Tarn-et-Garonne, l’Ariège, le Lot ou encore le Gers, ils sont un peu plus de 7 500 selon nos calculs. Ils sont tous rattachés aux services départementaux d'incendie et de secours (SDIS). Tour d’horizon des conditions à remplir pour devenir sapeur-pompier volontaire. 

Qui peut s'engager ? 

Il faut avoir au moins 16 ans, avec un consentement écrit du représentant légal pour les mineurs, et au plus 60 ans. Le candidat doit avoir suivi la journée défense et citoyenneté, ne pas avoir fait l'objet d'une condamnation et remplir certaines conditions d'aptitude médicale et physique. 

La candidature se fait par courrier au service départemental d'incendie et de secours (Sdis) le plus proche. Cela diffère à Paris et en petite couronne, où l'engagement volontaire se fait en service civique, ainsi qu'à Marseille, où la candidature est à envoyer aux marins-pompiers.

Des missions partout en France 

Le “SPV” est mobilisé sur l'ensemble du territoire. Il peut être appelé pour des missions de sécurité civile de toute nature, mais principalement aux services d'incendie et de secours. Il doit aussi réaliser des gardes, de 12 ou 24 heures et peut être mobilisé en dehors de ses heures de travail. 

Cinq ans d’engagement minimum

Le sapeur-pompier volontaire s'engage pour une période de cinq ans, tacitement reconduite. Il a la possibilité de suspendre son engagement pendant une ou plusieurs périodes pour des raisons familiales, professionnelles, scolaires ou universitaires. 

Le renouvellement de l'engagement est subordonné à la vérification périodique des conditions d'aptitude physique et médicale. Pour renforcer l'attractivité du volontariat, le Parlement a adopté en novembre 2021 une loi instaurant notamment l'abaissement de la durée d'engagement ouvrant droit à la nouvelle prestation de fidélisation et de reconnaissance à la retraite, ainsi qu'un accès au logement social facilité. 

Une indemnité horaire 

Pour un sapeur-pompier, l'indemnité horaire est de 8,08 euros, 8,67 pour un caporal, 9,79 pour un sous-officier et 12,15 pour un officier. Il peut signer en parallèle avec son employeur une convention de disponibilité qui lui permet de participer pendant son temps de travail aux formations et missions opérationnelles. Des autorisations d'absence peuvent être refusées lorsque les nécessités du fonctionnement de l'administration ou de l'entreprise s'y opposent. 

Des bénéfices pour les entreprises partenaires 

Pour les entreprises, la loi a prévu un label "employeur partenaire des sapeurs-pompiers", qui permet aux entreprises de bénéficier d'avantages fiscaux en cas de dépassement du seuil d'absence défini au préalable d'un commun accord avec le salarié. Le 10 août, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a demandé aux "entreprises et employeurs publics" de libérer les sapeurs-pompiers volontaires salariés chez eux, assurant que "notre pays a besoin d'eux, devant des feux d'une gravité exceptionnelle". 

30 000 volontaires en moins depuis 20 ans 

Au 31 décembre 2020, on dénombrait en France 251.900 sapeurs-pompiers, dont 197.100 volontaires (78%), 41.800 professionnels (17%) et 13.000 militaires (5%), selon un décompte des Sdis.

Au cours des 20 dernières années, la France a perdu 30.000 volontaires, selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.