Journée de grève dans les écoles de Haute-Garonne après le suicide d'une directrice d'école à Pantin (93)

Un peu moins de deux semaines après le suicide de Christine Renon dans son établissement de Pantin, de nombreux enseignants et directeurs d'école ont cessé le travail ce jeudi en Haute-Garonne. Tous disent se reconnaître dans la "solitude" dénoncée dans une lettre par cette directrice d'école.

Les enseignants réunis en assemblée générale dans une école du quartier Bagatelle, ce jeudi matin à Toulouse
Les enseignants réunis en assemblée générale dans une école du quartier Bagatelle, ce jeudi matin à Toulouse © Sophie Pointaire / FTV
Ce jeudi matin, l'école maternelle Clément Falcucci est restée fermée dans le quartier de Bagatelle, à Toulouse. Comme beaucoup d'autres écoles en Haute-Garonne. Il y en aurait une cinquantaine, si l'on en croit le syndicat SNUIpp-FSU, à l'origine de l'appel à la grève. Un peu moins de deux semaines après le suicide de Christine Renon, une directrice d'école maternelle de 58 ans, sur son lieu de travail, le syndicat appelait les enseignants à dire "Plus jamais ça !" ce jeudi partout en France. Un appel relayé également dans notre région par la CGT Educ'Action 31.
 

Tous concernés

En Haute-Garonne, ils ont été nombreux à répondre à cet appel et à se réunir à Toulouse. Ils se sont d'abord retrouvés en assemblée générale puis devant la maison de quartier de Bagatelle, avant de gagner le Rectorat pour un rassemblement à la mi-journée. Des enseignants et des directeurs d'école qui, tous, disent se reconnaître dans la lettre laissée par Christine Renon pour expliquer son geste et dénoncer une "solitude" professionnelle "insupportable".  "Notre collègue a laissé une lettre qui, forcément quand on la lit, fait écho à ce qu'on vit nous, dans les écoles" dit ainsi Marie Gascard, professeur des écoles et co-secrétaire départementale du SNUIpp. "Après l'émotion, c'est vraiment la colère puisqu'elle met vraiment en cause l'Institution, les conditions de travail et le manque d'aide qu'on peut ressentir". 
 

Une journée pour libérer la parole

Au-delà de l'hommage rendu à Christine Renon, les enseignants rencontrés ce matin entendaient profiter de cette journée pour échanger et "libérer la parole". Et se mobiliser pour que de tels évènements dramatiques ne se reproduisent pas. "Quelque chose doit changer" disent-ils. 

Voir ici le reportage d'Auriane Duffaud et Jack Levé à Bagatelle :
Haute-Garonne : grève dans les écoles après le suicide d'une directrice d'école à Pantin
Selon les syndicats, 30 à 40% d'enseignants seraient en grève ce jeudi dans le premier degré en Haute-Garonne.

 
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