Le satellite Gaia fabriqué chez Astrium à Toulouse a décollé ce jeudi matin depuis Kourou en Guyane à bord d'un lanceur Soyouz. Sa mission ? Cartographier avec une extrême précision notre voie lactée. Des données qui seront traitées en grande partie au CNES... toujours à Toulouse.
Gaia "l'arpenteur de la galaxie" a pris son envol ce jeudi matin depuis Kourou en Guyane. Le satellite-téléscope va cartographier pendant 5 ans la voie lactée en 3 dimensions. Des données qui seront transmises et étudiées au fur et à mesure notamment depuis le CNES de Toulouse. Elles permettront de mieux connaître l'univers, de comprendre son origine, et de répertorier des millions d'objets stellaires. Un grand pas pour le monde scientifique.
Un lancement réussi
La fusée Soyouz emportant le télescope spatial européen a décollé du Centre spatial guyanais, selon une retransmission via internet diffusée, notamment, par la société Arianespace. Le lanceur a décollé à 09H12 GMT (06H12 heure de Guyane, 10H12 heure de Paris).
Gaia, doit se séparer de l'étage supérieur de la fusée après 41 minutes et 59 secondes de vol. Avant la séparation, le satellite enverra un premier signal radio à la station de Perth (Australie) de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Mais les contrôleurs de mission du Centre des opérations de l'ESA (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) vivront encore de longues minutes de suspense. "Après la séparation, Gaia doit encore effectuer une séquence automatisée critique, qui comprend la pressurisation de ses propulseurs de contrôle d'attitude et le déploiement de sa jupe pare-soleil, une étape très délicate", a expliqué Dave Milligan, responsable des opérations pour Gaia. "Pendant environ 17 minutes, nous risquons de perdre le contact radio", a-t-il précisé dans un communiqué de l'ESA, ajoutant que ces minutes seraient "très longues et tendues" dans la salle de contrôle.
Si tout va bien, Gaia sera positionné à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre, sur un emplacement privilégié, le point de Lagrange 2.
Gaia très ancrée en Midi-Pyrénées
Gaia a été construit chez Astrium à Toulouse. Petit bijou de technologies embarquées, le satellite et ses transmissions met en ébullition le monde scientifique qui attend beaucoup des données ainsi obtenues, d'une précision jamais égalée. Gaia est, pour comparaison, capable d'observer un cheveu à Paris depuis Rome.
Dernier lien avec la région Midi-Pyrénées ? Le pic du Midi dans les Hautes-Pyrénées qui va servir de point de référence terrestre pour la cartographie.
Tout sur le satellite Gaia en quelques clics, ici