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La lanceuse d'alerte sur la Dépakine rencontre les familles près de Toulouse

Marine Martin préside l'association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant / © AFP, Bertrand Guay
Marine Martin préside l'association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant / © AFP, Bertrand Guay

Marine Martin est devenue lanceuse d'alerte malgré elle. Son fils, Nathan, est atteint de troubles autistiques, après sa prise de Dépakine pendant la grossesse. Depuis des années, elle se bat pour montrer les dangers de ce médicament. Elle sera à Saint-Jean ce samedi pour sensibiliser les familles.

Par Delphine Gerard

A 44 ans, Marine Martin a déjà remporté plusieurs victoires dans son combat contre la Dépakine.
Cet antileptique des laboratoires Sanofi, peut créer des troubles autistique chez l'enfant lorsqu'il est pris pendant la grossesse. Ces dangers, Marine Martin les dénonce depuis qu'elle en a elle-même été victime. 

24 familles en Midi-Pyrénées

En 2012 une première plainte est déposée, le début d'un long combat. Le 23 février 2016, les autorités sanitaires annoncent que la Dépakine est responsable au moins 450 malformations de nouveau-nés. L'État reconnaît ensuite qu'entre 2007 et 2014, 14 000 femmes enceintes ont été traitées avec ce médicament malgré les risques déjà connus de malformations pour le fœtus. Au moins 24 familles sont concernées en Midi-Pyrénées.

Fonds d'indemnisation aux victimes

Depuis le 1er mars, un pictogramme notifiant les dangers de la prise du médicament chez la femme enceinte est apposé sur les boîtes de Dépakine, suite à la mobilisation de l'APESAC (Association d’Aide aux Parents d'Enfants souffrant du Syndrome de l'Anti-Convulsivant), présidée par Marine Martin. Et surtout, un fonds d'indemnisation a été adopté par l'Assemblée Nationale en novembre 2016. Une action de groupe est aussi lancée par les victimes, les enquêtes sont toujours en cours.

A 13h30, à la salle communale de Saint-Jean, Marine Martin la porte-parole viendra à la rencontre des familles en quête d'informations.

Retrouvez l'interview de Marine Martin, porte-parole des victimes de la Dépakine, invitée de notre journal régional du vendredi 3 mars.
La lanceuse d'alerte sur la Dépakine rencontre les familles près de Toulouse
Marine Martin est devenue lanceuse d'alerte malgré elle. Son fils, Nathan, est atteint de troubles autistiques, après sa prise de Dépakine pendant la grossesse. Depuis des années, elle se bat pour montrer les dangers de ce médicament. Elle sera à Saint-Jean ce samedi pour sensibiliser les familles. - France 3 Occitanie



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