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Le maire de Toulouse interdit une réunion du NPA pour risque de troubles à l'ordre public

Photo d'illustration / © AFP
Photo d'illustration / © AFP

La réunion prévue ce mardi soir a finalement été interdite à la dernière minute par le maire UMP de Toulouse Jean-Luc Moudenc pour risque de troubles à l'ordre public. 

Par Fabrice Valery

Jean-Luc Moudenc a indiqué dans un communiqué publié ce mardi après-midi qu'il avait exercé son pouvoir de police administrative générale pour interdire une réunion du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Haute-Garonne qui devait ce tenir le soir-même à la salle municipale Barcelone, en raison des "risques de troubles à l'ordre public".

Cette réunion politique avait été autorisée mais le maire indique qu'il a appris depuis que la réunion était co-organisée par BDS France qui appelle notamment au boycott des produits venant d'Israël et dont "plusieurs membres ont subi des condamnations pour discriminations et incitation à la haine raciale" (communiqué de la ville). 

Voici l'intégralité du communiqué de la ville de Toulouse
"Le 11 mars dernier, Le NPA 31 a adressé à la Ville de Toulouse une demande de réservation de la salle municipale Barcelone, afin d’organiser une réunion publique ce soir, avec pour objet la tournée française de Farid Esack, professeur à l’Université de Johannesbourg.

Cette demande a été acceptée le 18 mars par la Municipalité, conformément à une délibération du Conseil municipal.

Mais, selon plusieurs informations, la Ville de Toulouse a ensuite appris que cette réunion serait co-organisée avec l’association Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS France), dont plusieurs membres ont subi des condamnations pour discriminations et incitation à la haine raciale.

La Ville de Toulouse a donc demandé aux organisateurs de lui faire savoir avant ce matin 10h si ces éléments étaient avérés et si l’action de cette association serait promue à l’occasion de cette réunion. Une telle réunion suscite en effet des appels à manifester contre elle.

En l’absence de réponse dans les délais impartis, le Maire s’est vu dans l’obligation d’exercer son pouvoir de police administrative générale (article L. 2122-24 du CGCT) en interdisant la réunion pour risque de troubles à l’ordre public.

«Au vu du contexte, je ne peux tolérer qu’une réunion publique risquant de prôner la discrimination à l’égard de personnes de confession juive et produits commerciaux associés à la religion juive et à l’Etat d’Israël se tienne à Toulouse, dans une salle municipale» a précisé Jean-Luc Moudenc".


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