Le RER verra-t-il le jour à Toulouse ? Région et métropole signent une candidature commune

Un SERM, un service express régional métropolitain pour le grand Toulouse verra-t-il enfin le jour ? Ce mercredi 24 janvier 2024, la région Occitanie et Toulouse métropole ont signé une « déclaration de candidature au SERM », une avancée majeure dans le projet, mais reste à trouver les financements.

C’est un projet qui pourrait bientôt être sur les rails. Ce mercredi 24 janvier, la région Occitanie et Toulouse Métropole ont signé une «déclaration de candidature au SERM», le service express régional métropolitain pour le (très) grand Toulouse. En principe, le SERM serait comme un RER qui relierait des communes comme l’Isle Jourdain, Carbonne ou encore Montauban au centre-ville.

Des transports en commun visant à remplacer l’automobile, grâce à des rotations élevées et de larges amplitudes horaires. Il reste maintenant à peaufiner le dossier et surtout, préparer la demande de financement auprès de l’Etat. «Tout ça nécessite un gros investissement, comme avoir des opérations de signalisation que nous n’avons pas encore», souligne Carole Delga, présidente de la région Occitanie. La Métropole devra aussi se pencher sur la question de l’électrification et le doublement des voies : « Aujourd’hui pour aller à Montauban, on a une saturation totale».

Un projet à plusieurs milliards d'euros

Le projet est prêt à être enclenché, mais un point crucial reste à prévoir : les financements. Les élus locaux demandent à l’état de déplafonner les versements mobilités des entreprises, actuellement fixés à 2%. 

Augmenter le chiffre à 2,9% permettrait d’engranger 120 millions d’euros. Une part intéressante, mais infime, d’un budget estimé à plusieurs milliards d’euros. D’où l’importance du soutien de l’Etat, primordial pour le président de la métropole et maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc : «Dans la mesure où l’Etat impulse au plus haut niveau ce projet depuis un an et demi, c’est lui qui doit être le premier financeur» Mais l’élu ne veut pas s’avancer sur l’avenir du SERM avant d’avoir confirmation de sa mise en route. «On essaye de voir si on peut faire aboutir cette idée, mais pas question d’annoncer de manière prématurée des choses qui ne pourraient pas se faire», relativise-t-il.

Étudier ou optimiser ?

Des études de terrain devraient débuter rapidement, avec une montée en puissance progressive. À terme, le nombre de train doublera, voire triplera… d’ici 2040. Pour Benoît Lanusse, président  de l’association "Rallumons l'Etoile" et défenseur du projet, les élus ont maintenant deux possibilités : « Ce RER, on peut commencer à lui donner vie en optimisant ce qui existe déjà. Dans ce cas, les choses peuvent aller très vite. Ou alors on reste sur un très grand projet pour 2040, on fait des années d’étude et nous ne sommes pas prêts de voir le RER toulousain».

Prochaine étape pour le SERM : faire adopter la feuille de route en mai, puis dévoiler les solutions, très attendues, des financements.