Les salariés de Télé Toulouse ont de nouveau exprimé mardi leur vive inquiétude sur l'avenir de leur entreprise. TLT, criblée de dettes, vit sous le couperet du tribunal de commerce qui doit rendre sa décision le 29 mai sur une mise en liquidation judiciaire.
Le ton monte chez les salariés de Télé Toulouse vis-à-vis du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc.
Peu avant la soirée de soutien qu'ils organisent ce mercredi à 19 h30 à Toulouse, à la Dynamo, où devaient notamment se produire Bernardo Sandoval, El Gato Negro et Piérick. ils ont tenu une conférence de presse pour dénoncer l'absence de signature du contrat d'objectifs et de moyens (COM) que Toulouse Métropole avait pourtant reconduit début avril.
"Nous avons l'impression que le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc joue la montre" a déclaré la représentante des salariés auprès du tribunal de commerce Anne Auriol. "A 10 jours de l'audience du tribunal, on nous met la tête sous l'eau", a-t-elle ajouté. "Nous sommes comme des condamnés dans le couloir de la mort dans l'attente d'une grâce de l'édile Moudenc qui ne vient pas".
A l'issue proche, le vendredi 29 mai, du sursis de deux mois accordé par le tribunal de commerce à Télé Toulouse, l'avenir de la chaîne, qui accumule 1,6 millions de dettes, ne s'éclaircit toujours pas. Elle est purement et simplement menacée de liquidation judiciaire. Selon les salariés, la trésorerie a tout juste permis de payer les derniers salaires. Il n'y a plus de maquilleuse, plus de voiture de reportage, plus de femme de ménage.
Télé Toulouse fait partie du paysage audiovisuel toulousain depuis 27 ans. Il y a quinze jours, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a pourtant lancé la procédure de renouvellement de sa fréquence.
La chaîne toulousaine emploie une vingtaine de salariés âgés en moyenne de 45 ans pour les journalistes et de 50 ans pour les techniciens." Où voulez-vous trouver du travail dans ce secteur à cet âge ?", s'inquiètent-t-ils.