Levothyrox, les patients vont porter l'affaire au pénal

Mardi 5 mars 2019, la justice a donné raison au laboratoire Merck accusé par plusieurs associations de défaut d'informations sur la nouvelle composition du Levothyrox. / © Max PPP
Mardi 5 mars 2019, la justice a donné raison au laboratoire Merck accusé par plusieurs associations de défaut d'informations sur la nouvelle composition du Levothyrox. / © Max PPP

Après avoir été débouté par le tribunal de Lyon, deux associations, représentées par l'avocat de Toulouse Christophe Leguevaques, qui dénonçaient un défaut d'information du laboratoire Merck, ont décidé de se porter partie civile au pénal. 

Par Sylvain Duchampt

Deux jours après la décision du tribunal de Lyon « Nombreux sont les malades à nous faire part de leur écoeurement !" assure Béate Bartès, présidente de l’association Vivre Sans Thyroïde. Dans un communiqué de presse, les malades de la thyroïde ayant attaqué le laboratoire Merck considèrent que "la justice n'a pas entendu les demandes des 4113 plaignants concernant le défaut d’information et le préjudice moral occasionné par la nouvelle formule du Levothyrox du laboratoire Merck.

Dès la sortie du tribunal, leurs représentants travaillaient déjà avec leurs avocats à une réplique.
Les associations Vivre Sans Thyroïde (VST) et Union pour la Prévention et la Gestion des Crises Sanitaires (UPGCS) annoncent ainsi vouloir se constituer partie civile au pénal, dans le cadre de l’information judiciaire contre X pour tromperie aggravée, blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire.
 

« Dans tout cela, nous avons le sentiment que les patients, leurs familles et des mois d’errance diagnostique et de vie gâchée, sont les grands oubliés du débat, quoiqu'en dise Merck. » ajoute Annie Notelet, présidente de l’UPGCS.

Les 4113 malades de la thyroïdes ont également annoncé vouloir faire appel de la décision prononcée mardi par le tribunal d’instance de Lyon. 

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