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Manifestation devant le conseil départemental de Haute Garonne pour protéger les enfants et les familles en danger

plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Toulouse devant le conseil départemental de Haute-Garonne / © Marie Martin/France 3 Midi-Pyrénées
plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Toulouse devant le conseil départemental de Haute-Garonne / © Marie Martin/France 3 Midi-Pyrénées

Plusieurs syndicats et associations avaient appelés à un rassemblement devant le conseil départemental de Haute Garonne ce mardi. Une manifestation pour protester contre la politique jugée désastreuse du département dans le domaine de la protection de l'enfance.

Par Juliette Meurin

Plus de 300 personnes se sont rassemblées devant le conseil départemental de Haute Garonne à Toulouse. Des associations ou des syndicats qui travaillent avec les familles, mineurs et mères isolés entendent protester contre la politique du département dans le domaine de la protection de l'enfance.

Parmi les manifestants on retrouve de nombreux travailleurs sociaux, des salariés des Maisons d'Enfants à Caractère Social (MECS), des équipes du 115 ou encore des membres de Droit Au Logement (DAL), d'ATTAC ou de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH).
Tous protestent contre une décision du conseil départemental qui risque, selon eux, de mettre dans les mois qui viennent un peu plus de 400 personnes à la rue. Il s'agit d'enfants mineurs en difficulté, parfois accompagnés de leur mère qui sont isolés ou en danger et qui ont besoin d'un logement et d'un accompagnement.

Faute de place dans les structures prévues à cet effet, ils sont logés à l'hôtel mais le département veut mettre fin à cette situation et créer 450 places d'hébergement et d'accompagnement. Sur ce point tout le monde est d'accord mais la création des places doit se faire à moyen constant et sur une période de 3 ans. C'est là que le bât blesse car la prise en charge hôtelière des familles en difficulté doit prendre fin au 1er Avril 2017.
En un an, le conseil départemental pense reloger petit à petit ceux qui dépendent réellement de la protection de l'enfance. Les syndicats pensent eux que c'est impossible et que des familles vont se retrouver à la rue.
Le plan pluriannuel d'ouverture de places pour la protection de l'enfance a été voté à l'unanimité par les élus du département, il sera financé grâce aux économies réalisées sur la prise en charge hotelière qui a coûté 5 millions d'euros en 2015.


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