Meurtre près de Toulouse : l'auteur de l'homicide de Carbonne était en liberté conditionnelle

Le meurtre s'est déroulé dans un appartement dans le centre ville de Carbonne, en Haute-Garonne / © FTV
Le meurtre s'est déroulé dans un appartement dans le centre ville de Carbonne, en Haute-Garonne / © FTV

L'homme interpellé samedi à Carbonne pour un homicide par arme blanche a reconnu les faits. Déjà condamné pour meurtre dans le passsé, il était encore en liberté conditionnelle. Il invoque la légitime défense.

Par Juliette Meurin

Ce sont les gendarmes de Muret (31) qui ont découvert le cadavre d'un homme tué de plusieurs coups de couteau samedi 26 octobre en début d'après-midi dans un appartement situé à Carbonne. Il s'agit d'un habitant de Muret âgé de 33 ans et originaire du Portugal.
 

Ils avaient été avertis par deux jeunes femmes qui y étaient passées dans la soirée.
Sur place, ils interpellent le locataire des lieux. Un homme âgé de 38 ans qui reconnaît les faits mais qui affirme avoir agi pour se défendre.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux hommes se sont rencontrés sur un site internet. Ils auraient passé la soirée ensemble. Le meurtre aurait eu lieu le lendemain matin. L'auteur présumé des faits affirme qu'une dispute a éclaté et que la bagarre a dégénéré et que c'est pour se défendre qu'il a été amené à porter des coups de couteau.

Le procureur de la République qui tenait une conférence de presse ce lundi après-midi met en doute cette version des faits.
La victime a en effet reçu de très nombreux coups de couteau.
 

Déjà condamné pour meurtre en 2007

L'auteur des coups compte à son casier judiciaire plusieurs condamnations dont la dernière qui date de 2007.
Il avait été condamné à une peine de 23 ans de prison pour meurtre sur personne vulnérable. Il était encore en liberté conditionnelle.

Il doit être présenté à un juge d'instruction et devrait être mis en examen pour meurtre en état de récidive légale.
Quant aux deux jeunes femmes, elles doivent également être présentées au juge et pourrait être mises en examen pour modification des lieux de crime.
L'auteur des coups leur avait, en effet, donné des sacs contenant des éléments à dissimuler permettant ainsi de maquiller la scène de crime. Des sacs contenant des vêtements et l'arme supposée du crime.
 

 

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