Municipales 2020 : le coronavirus provoque une abstention record en Occitanie

Le dépouillement, comme ici dans un bureau du Capitole à Toulouse (Haute-Garonne), a été réalisé avec des gants en raison de l'épidémie de coronavirus. / © Christophe Neidhardt - FTV
Le dépouillement, comme ici dans un bureau du Capitole à Toulouse (Haute-Garonne), a été réalisé avec des gants en raison de l'épidémie de coronavirus. / © Christophe Neidhardt - FTV

Le chiffre de l'abstention pourrait atteindre un niveau record à 56 %. La raison est connue : le coronavirus. Des doutes pèsent désormais sur le maintien d'un second tour, dimanche prochain, en raison de l'épidémie.

Par Sylvain Duchampt

57,30% pour l'Aveyron. 51,57% pour le Tarn-et-Garonne. Au lendemain du premier tour des élections municipales ces chiffres de participation sont les seuls définitifs de l'ancienne région Midi-Pyrénées.

L'Ariège. Le Gers. Le Lot. Le Tarn. Les Hautes-Pyrénées. Aucune des préfectures de ces départements n'a publié les résultats de participation les concernant. Comme si tout s'était arrêté à 17 heures. Comme si finalement plus rien ne comptait avec une abstention aussi forte. 
 
Une heure avant la fermeture des bureaux de vote, il n'y avait plus de doutes. De nombreux électeurs avaient décidé de ne pas aller voter en raison de la crise du coronavirus.

Une participation en chute libre 

Il suffit de regarder les chiffres pour le constater : -24,37 points dans le Tarn-et-Garonne à 17h, -23,95 points en Ariège, -23,58 points dans l'Aude et -22,47 points dans les Pyrénées-Orientales.
 

Viennent ensuite le Tarn (-19,68 points), le Gard (-18,94 points), la Haute-Garonne (-18,41 points) et la Lozère (-16,67 points).
 

Le phénomène prend encore plus d'ampleur dans les grandes villes. A Albi (Tarn), la participation se situe à 38.82 % contre 62.89 % en 2014. Même situation à Rodez (Aveyron) où ce chiffre atteint péniblement 35.99% contre 63,95 % en 2014. A Toulouse, le taux de participation termine à 36,64% contre 52,21%.

Second tour où pas ?

Dimanche soir, de nombreux candidats estimaient être victime de l'effondrement de la participation. Comme le maire sortant de la ville rose, Jean-Luc Moudenc (LR soutenu par LREM) : "Je pense qu'il y a beaucoup d'électeurs soutenant l'action municipale qui ne se sont pas déplacés. (...) Si beaucoup d'électeurs ne sont pas allés voter c'est qu'ils avaient peur. Est ce qu'ils auront moins peur dimanche prochain pour le second tour ? Pas sûr...."
 

Le tsunami de l'épidémie de coronavirus attendu dans les prochains jours et le renforcement des mesures de confinement en France laissent à penser que cette abstention pourrait encore s'accentuer lors d'un second tour. 

La question est ce lundi sur toutes les lèvres : faut-il annuler ces élections municipales ? La réponse est entre les mains du président de la République, Emmanuel Macron. 

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