Municipales à Toulouse : hors du feu des projecteurs, les petites listes font campagne

La campagne des élections municipales bat son plein pour les petites listes à Toulouse. A quinze jours du premier tour, les têtes de liste toulousaines du parti Animaliste, de Lutte Ouvrière et du NPA font le point sur le manque de moyens et l'inégalité du traitement médiatique. 
La liste "Toulouse animaliste" fait campagne avec seulement 15 000 euros de budget
La liste "Toulouse animaliste" fait campagne avec seulement 15 000 euros de budget © E. Foissac France 3 Occitanie
Quentin Charoy a 25 ans. Il est tête de liste de "Toulouse Animaliste" (Parti animaliste) et se présente pour la première fois aux élections municipales. Faute d'argent, la campagne s'organise de chez lui. Le budget de sa liste animaliste est de 15 000 €, soit 32 fois moins que celui de Jean-Luc Moudenc, le maire sortant. 

Mais cela ne décourage pas ce jeune défenseur des animaux : 

On ne part pas avec les mêmes moyens, mais on part peut-être avec plus de sincérité... On a la chance d'avoir 69 personnnes qui sont sincères et qui sont à fond pour les animaux, donc on a toutes nos chances de gagner ! 

Municipales : les petites listes à Toulouse ©France 3 Occitanie

Un traitement inégal 

Pauline Salingue, tête de liste de "Toulouse anti-capitaliste" (Nouveau parti anti-capitaliste), déplore un manque de moyens, et un traitement médiatique inégal selon les partis. Mais pour elle, ça n'est rien de nouveau pour les petites listes :  

On connaissait avant les règles du jeu, et on savait que l'argent n'allait pas tomber du ciel... Donc oui, c'est de l'investissement, mais c'est aussi des convictions

Le constat d'une couverture médiatique déséquilibrée est partagé par Malena Adrada, en tête de la liste "Faire entendre le camp des travailleurs" (Lutte Ouvrière): 

On n'a pas le même traitement médiatique que les autres, ça c'est certain. Y'en a qu'on voit tous les jours à la télévision. Bon, c'est comme ça, on ne compte pas sur les médias traditionnels... ces médias sont vraiment du côté des plus riches et des patrons et défendent finalement l'ordre établi. 

Le principe d'équité 

Pour le Conseil supérieur de l'audiovisuel, le principe de la  représentativité des partis et groupements politiques est l'équité. Sur le site du CSA, on peut lire que le temps d’intervention équitable au regard des différents partis se calcule sur :

 
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