L'oeuvre “L'homme à la tête de pomme” a été (ré)installée à Toulouse, sur les Ramblas Jean-Jaurès

© Olivier Bac
© Olivier Bac

Installée sans autorisation sur le socle de la statue de Jeanne d'Arc en 2018, l'oeuvre du street-artist toulousain James Colomina avait été retirée au retour de la statue équestre. Elle vient de faire son retour officiel à un autre emplacement, en écho à la statue de Pierre-Paul Riquet. 

Par Fabrice Valery

Ils se tiennent tous les deux debout face à la ville. Mais quelques centaines de mètres et quelques siècles les séparent.

D'un côté (en haut), la statue de Pierre-Paul Riquet, créateur du Canal du Midi, réinstallée récemment en haut des ex-allées Jean-Jaurès après les travaux pour les transformer en "ramblas".

Face à la ville

De l'autre (en bas des allées), "L'homme à tête de pomme" de l'artiste toulousain James Colomina, installée avec l'accord de la ville de Toulouse, sur ces mêmes ramblas, dans la nuit de jeudi à vendredi, quelques heures à peine après les heurts qui, au même endroit, ont opposé des manifestants contre la réforme des retraites et les forces de l'ordre.
La statue a pris place au bas des nouvelles ramblas Jean Jaurès / © Olivier Bac
La statue a pris place au bas des nouvelles ramblas Jean Jaurès / © Olivier Bac

Une installation officielle (et définitive), avec l'accord de la mairie, comme nous l'annonçions dès le mois de septembre dernier. Il s'agit de la première commande publique pour l'artiste.

Une première commande publique

Il s'agit d'une nouvelle version de l'oeuvre du street-artist : en septembre 2018, James Colomina avait "profité" du départ de la statue équestre de Jeanne d'Arc de la place éponyme pour rénovation et utilisé le piédestal resté vide pour installer "illégalement" sa sculpture.

Rapidement, l'oeuvre, placée à un carrefour stratégique, avait fait réagir, le plus souvent positivement. Des voix s'étaient élevées pour qu'elle reste à cette place. Les manifestations des Gilets jaunes, chaque samedi, l'avait recouverte d'autocollants, de pancartes ou d'un gilet mais jamais sans la détériorer. 

Au retour de "Jeanne", l'oeuvre avait été récupérée par le sculpteur. Des négociations avaient alors été entamées avec la mairie pour son implantation officielle dans la ville. C'est chose faite. 

Le sculpteur qui utilise la résine, toujours de couleur rouge, a cette fois réalisé une structure en aluminium, plus résistante, pour permettre à "L'homme à la tête de pomme", comme son voisin Riquet, de traverser les siècles. 

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