"On ne peut pas dormir la fenêtre ouverte" le bruit produit par les avions l'aéroport Toulouse-Blagnac augmente, les riverains réclament un couvre-feu

Après une baisse de trafic lié à la crise du Covid, l’activité de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne) a repris au même rythme qu’avant avec son lot de nuisances. Pour les riverains, le calvaire continue. Le bruit n'a jamais été aussi élevé. Au point que la préfecture s'est décidée à lancer une étude d'impact.

L'activité de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne) a repris au même rythme qu'avant Covid, et ses nuisances avec. Au grand dam des riverains, qui réclament depuis longtemps un couvre-feu la nuit. Une décision est attendue en juillet 2024.

"On ne peut pas dormir la fenêtre ouverte"

Une isolation phonique du toit, du triple vitrage sur les fenêtres et les portes, Emmanuel Courcelle et sa famille ont fait le maximum pour se protéger du bruit des avions. Leur maison située près de l’hippodrome de la Cépière à Toulouse est dans le périmètre d’impact de l’aéroport.

"Quand tout est fermé, ce n'est pas très grave", avoue Emmanuel Courcelle. "Mais c'est vrai que l'été ou au printemps c'est agréable de pouvoir ouvrir les fenêtres et là, ça devient pénible. On ne peut pas dormir la fenêtre ouverte à cause des vols de nuits. Et à 3 heures du matin, quand un avion passe, ça vous réveille !"

Des nuisances en augmentation

Comme beaucoup de riverains, Emmanuel Courcelle a bénéficié d’une aide qui a financé les travaux pour moitié mais les nuisances demeurent. D’après les capteurs, le bruit a même augmenté. Ils ont enregistré de 53 à 60 décibels selon les secteurs de l’agglomération, bien au-dessus des normes. L'autorité de contrôle des nuisances aéroportuaire en fait état dans son dernier rapport. 

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, "il ne faudrait pas dépasser 40 décibels la nuit et 45 le jour". La préfecture de Haute-Garonne cherche donc des solutions. Elle a lancé en septembre dernier une étude d’impact. Le collectif contre les nuisances sonores de l’aéroport s’est investi pour être entendu.

Des riverains excédés

"Vous voyez, là on est obligé de s'interrompre, on ne peut pas parler c'est impossible",  fait remarquer Chantal Beer-Demander, présidente du CCNAAT, le collectif contre les nuisances aériennes de l'aéroport de Toulouse. Elle attend qu'un gros-porteur ait disparu au-dessus de sa tête : "Ça, ça peut être toutes les deux minutes". 

"Vous vous enfermez dans vos maisons, si elles sont insonorisées", poursuit-elle. "Si elles ne le sont pas c'est exactement comme si vous étiez dehors. Donc c'est vraiment dramatique. Je ne comprends pas qu'on puisse continuer, dans la 4ème ville de France, à avoir des avions qui nous pilonnent ainsi". 

L'autorisation des vols de nuit à Toulouse a toujours été sujette à polémique, mais la réglementation pourrait changer. La direction de l’aéroport ne souhaite pas s’exprimer. Elle affirme attendre la décision du préfet qui devrait intervenir le 12 juillet prochain. Le collectif, lui, réclame une limitation des vols en fin de soirée et un couvre-feu de minuit à 6h du matin. 

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