La permanence de la candidate PS aux municipales à Toulouse taguée d'un slogan hostile à la loi El Khomri

La permanence de Nadia Pellefigue taguée samedi après-midi
La permanence de Nadia Pellefigue taguée samedi après-midi

La permanence électorale de Nadia Pellefigue, tête de la liste UNE (PS, PRG, PCF) pour les élections municipales 2020 a été taguée samedi après-midi d'un slogan hostile à la loi El Khomri.

Par Vincent Albinet

500 mètres séparent la permanence électorale de Nadia Pellefigue, liste de la liste (PS, PRG, PC) Une nouvelle énergie (UNE) pour les élections municipales 2020 à Toulouse de la mairie, au Capitole.

C'est de là que, premier à dégainer un tweet, samedi dans la soirée, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (candidat Les Républicains, La République en Marche à sa propre sucession), désignant "les anarchistes", a condamné le taguage samedi après-midi de la permanence de Nadia Pellefigue. "Ils ne respectent rien, ni Toulouse, ni la démocratie, ni les candidats aux municipales2020. Les anarchistes ont ciblé la permanence de Nadia Pellefigue à qui j'exprime ma solidarité. J’espère que nous serons nombreux à condamner ces actes qui ne doivent pas être passés sous silence", s'indigne Jean-Luc Moudenc.

Le tag tracé sur la permanence électorale, "loi El Khomri, ni oubli, ni pardon", samedi, lors de la manifestation des Gilets jaunes, fait référence à loi Travail dite loi El Khomri, qui avait, sous la présidence de François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls, sucité une large opposition et avait été promulgée en août 2016 après un passage en force avec l'article 49.3

"Je regrette ce genre de chose", réagit ce dimanche Nadia Pellefigue à la dégradation de sa permanence. "Le propos « politique » est infondé et l’« expression artistique » est d’une esthétique discutable", ajoute-t-elle. Avant d'ajouter : " Et pourtant, chacun sait, et notamment les acteurs culturels toulousains que je réunissais à l’heure où la Dynamo se faisait tagguer, que je suis défenseure des arts populaires et notamment du graffiti!". "Je relativise néanmoins", poursuit la tête de liste socialiste aux municipales, "il s’agit de désagrément matériel qui ne m’empêchera pas de continuer de dire ce que je porte comme projet pour Toulouse et les toulousains. Je remercie celles et ceux qui ont exprimé leur sollicitude ou agacement quant à ces pratiques qui ne favorisent pas le débat démocratique".

Et la candidate du PS de rappeler qu'elle n'était pas sur la même longueur d'onde que son parti au moment de l'adoption de la loi El Khomri. "La Loi dite « Travail », la manière de la faire adopter en renonçant au dialogue social comme au débat parlementaire, son article 2 qui fait prévaloir le contrat sur la loi, est un contre-sens historique. Or, c’est tout le contraire qu’il faut faire : reprendre la marche de la réduction du temps de travail, redonner du pouvoir d’achat, créer de nouveaux droits pour les salariés en prenant en compte l’émergence de nouveaux modes de production, de nouveaux modes managériaux avec le développement de l’innovation, du numérique", nous déclarait-elle notamment au mois de septembre 2016.


  



 

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