PHOTOS. Effet domino, cellule de crise, inaction des syndics, polémique : ce que l'on sait de l'effondrement d'un immeuble en centre-ville

Alors que les secours s'activent à sécuriser la zone de l'effondrement d'un immeuble rue Saint-Rome à Toulouse (Haute-Garonne), les répercussions se font sentir dans tout le quartier. Lors d'un point presse tenu le lundi 11 mars 2024, le maire de la ville, Jean-Luc Moudenc, a fait le point sur la gestion de la zone, le rôle des syndics et la polémique naissante.

La gestion de l'effondrement de l'immeuble rue Saint-Rome à Toulouse (Haute-Garonne) n'est pas près de se finir. L'ensemble des bâtiments voisins a été impacté et la zone est toujours en cours de sécurisation, soulevant avec elle son lot de questionnement et de polémiques. Des points abordés, lundi 11 mars 2024, par le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, lors d'un point presse.

L’effet domino

La chute de l’immeuble rue Saint-Rome, samedi 9 mars, a entraîné un « effet domino » selon le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc : "L’effondrement de cet immeuble a provoqué une sorte d'onde de choc qui a touché les immeubles proches, imbriqués les uns avec les autres. Nous avons procédé à une troisième vague d'évacuation dimanche après-midi sur un certain nombre d'immeubles des rues proches. Nous avons préféré faire le choix de la précaution en évacuant quelque 200 personnes". De nouvelles fissures sont ainsi apparues dans l’un de ces bâtiments, un vieux logement à colombages datant de la fin du XVe siècle, situé 1 rue de la rue des Puits-Clos. Treize logements ont été évacués.

Cellule de crise

La mairie a été dans l’obligation de mettre en place une cellule de crise afin de répondre le plus rapidement possible aux besoins. "Nous sommes mobilisés avec des experts que nous avons fait travailler ce week-end, qui continuent à travailler à l'heure où je parle, explique Jean-Luc Moudenc. Ils vont continuer à travailler dans les jours qui viennent donc nous sommes vraiment tous sur le pont pour surveiller la situation, pour être dans l'anticipation et faire en sorte qu'il n'y ait pas de drame. Je suis vigilant. Je crois qu'il ne faut pas être inquiet en ce sens. Il s'agit de ne pas tomber dans la psychose." Pourtant, depuis l’effondrement, le standard d’Allo Toulouse est noyé par les appels d’habitants inquiets logeant dans le centre-ville historique.

L’inaction des copropriétés

La mairie pointe du doigt l’inaction des syndics face à cette situation. "Les syndics auxquels nous avons eu à faire, nous ont dit qu'ils n'avaient pas les moyens financiers d'intervenir, rapporte le maire de Toulouse. Nous nous sommes substitués à eux pour que l'on ne perde pas de temps et que pour que celles et ceux qui habitent-là ne soient pas mis en danger." La mairie assure avoir payé la sécurisation du site, notamment l'intervention des entreprises chargées d’installer les étais aux bâtiments concernés et l'évacuation des 65 camions de gravats. "Nous verrons comment nous nous ferons rembourser par ces propriétaires", souligne Jean-Luc Moudenc.

Polémique

Dans un communiqué diffusé lundi 11 mars, l’opposition municipale interpelle le maire sur la sécurisation du périmètre autour des immeubles. "L’absence de victime relève du miracle, dans cette zone extrêmement fréquentée, de jour comme de nuit. Comment justifiez-vous l’ouverture de la discothèque et la présence de riverains à leur domicile ? Considérez-vous que l’étaiement de la façade et le barriérage mis en place étaient suffisants à assurer la sécurité des personnes ?", questionne le conseiller municipal écologiste Antoine Maurice. L’élu poursuit : "Face aux risques que ces situations représentent pour la sécurité publique, la ville ne peut se contenter de renvoyer à la responsabilité privée et doit urgemment se mobiliser afin d’apporter une réponse adaptée à chacune de ces situations à risque. C’est pourquoi nous vous demandons quelle stratégie vous entendez conduire afin de garantir la préservation du patrimoine ancien de Toulouse et la sécurité des habitantes et habitants."

Une polémique à laquelle Jean-Luc Moudenc a répondu : "le périmètre de sécurité que nous avons organisé mardi a été établi, non pas en fonction de la volonté personnelle des élus, bien évidemment pas, mais en fonction des expertises. Je trouve minable cette tentative d'exploitation politicienne de l'opposition municipale."

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