Le plan de soutien de Toulouse Métropole pour affronter la crise économique après l'épidémie de Coronavirus

Le président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc a présenté ce lundi 8 juin 2020 un plan de 95 millions d'euros pour relancer l'emploi et lutter contre la précarité. L'idée est de soutenir l'économie locale mise à mal par la crise sanitaire et de venir en aide aux personnes fragiles.

Parmi les secteurs prioritaires à aider arpès l'épidémie de coronavirus : celui du bâtiment et des travaux publics, car il est créateur d'emplois, selon la Métropole.
Parmi les secteurs prioritaires à aider arpès l'épidémie de coronavirus : celui du bâtiment et des travaux publics, car il est créateur d'emplois, selon la Métropole. © E.Cabanis/AFP

Si la crise sanitaire s'amenuise, la crise économique s'annonce. Le ton grave et solennel est donné par Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, entouré de ses adjoints spécialistes des finances : 

"C'est un plan de relance de l'économie par l'action publique." 

Le maire de Toulouse justifie ce plan de soutien de 95 millions d'euros par les incertitudes et la crise de l'emploi, atténuées jusqu'à présent par des mesures de chômage partiel. 

Sacha Briand, vice-président de Toulouse Métropole en charge des finances, précise : 

"La collectivité a la capacité d'absorber le choc, contrairement à une entreprise."

La métropole toulousaine va donc puiser dans son épargne pour tenter de soutenir les entreprises mais aussi les asociations ou les personnes précaires, dans cette période post Covid où 

"Personne n'est capable aujourd'hui d'estimer les pertes" (Jean-Luc Moudenc - maire de Toulouse)

Concrètement, ce plan de relance de 95 millions d'euros se décompose en deux parties :

Un plan de relance de l'économie et de lutte contre la précarité, présenté par Toulouse Métropole
Un plan de relance de l'économie et de lutte contre la précarité, présenté par Toulouse Métropole © N. Albrand (France 3 Occitanie)

Soutenir les travaux publics comme l'aéronautique

Au terme d'une consultation lancée auprès de 150 acteurs économiques, Toulouse Métropole a fléché 58 actions. Parmi les secteurs prioritaires à aider : celui du bâtiment et des travaux publics, car il est créateur d'emplois, selon la Métropole.

Autres pistes: aider les petites entreprises locales à accéder à la commande publique et débloquer des avances (jusqu'à 60% des contrats), pour permettre aux entreprises de renforcer leur trésorerie.

Maintenir Airbus et les sous-traitants

Avec 60 000 emplois dans la métropole toulousaine (sur un total de plus de 400 000), l'industrie aéronautique fait évidemment partie des secteurs prioritaires de ce plan de relance. Pour le maire de Blagnac Joseph Carles (et président de la commission finances de Toulouse Métropole), il s'agit de "maintenir Airbus et toute la chaine de sous-traitants."

Toulouse Métropole va participer à hauteur de 10 millions d'euros au plan de relance de l'industrie aéronautique annoncé mardi 9 juin 2020 par l'Etat. L'un des objectifs à court terme est de garantir l'installation à Toulouse d'une chaine d'assemblage du long-courrier d'Airbus, l'A321 XLR. 

Jean-Luc Moudenc souhaite engager une réflexion stratégique sur les emplois des 20 prochaines années en région toulousaine. L'idée est de confier cette réflexion à une commission d'experts indépendants, afin "de ne pas être uniquement dans le court terme", explique le maire de Toulouse.

Une impulsion économique et solidaire

L'autre volet de ce plan d'aide est plus social. Toulouse Métropole s'engage dans un plan de lutte contre la précarité de 17,5 millions d'euros, afin de :

Archipel Citoyen gêné par ces annonces

A 3 semaines du second tour des élections municipales, ces annonces ont fait réagir le candidat Antoine Maurice, tête de liste d'Archipel Citoyen, qui sera opposé au maire sortant Jean-Luc Moudenc le 28 juin 2020 :

"Nous sommes gênés par l'utilisation de la communication de Toulouse Métropole, au sujet d'aides qui n'ont pas été votées par le conseil métropolitain et qui servent le maire-candidat", 

Archipel Citoyen précise que la forme de ces annonces est "éthiquement gênante".

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie social entreprises coronavirus/covid-19 santé société