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La prison de Seysses près de Toulouse bloquée par une centaine de surveillants

Les manifestants ont bloqué la prison de Seysses avant d'être délogés par les forces de l'ordre. / © J.Combele
Les manifestants ont bloqué la prison de Seysses avant d'être délogés par les forces de l'ordre. / © J.Combele

Dès 6 heures du matin, une centaine de surveillants pénitentiaires s'est réunie ce lundi devant la prison de Seysses. Les manifestants continuent le mouvement de protestation entamé la semaine dernière suite à l'agression de deux surveillants à la prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe.

Par J.V

Les agents pénitentiaires de la prison de Seysses près de Toulouse continuent leur mobilisation. Ce lundi matin, dès 6 heures, une centaine de surveillants a bloqué l'établissement pour réclamer notamment de meilleures conditions de travail, plus de sécurité et un désencombrement des cellules.

''Nous réclamons une classification des établissements, que les peines ne soient plus mélangées, pour éviter les radicalisations et une hausse de nos salaires pour que le métier, très pénible, soit mieux rémunéré."explique Jérôme Combelles, secrétaire Force ouvrière à la prison de Seysses. 
 

Une agression de trop


La grogne est nationale puisque plusieurs établissements français étaient également bloqués ce matin. Le mouvement est parti de la prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe dans l'Orne, où deux surveillants ont été grièvement poignardés le 5 mars par un détenu radicalisé.

Malgré la tenue d'une rencontre prévue ce lundi à Paris entre la direction de l'administration pénitentiaire et les représentants des organisations syndicales représentatives, puis jeudi avec la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, les manifestants ne décolèrent pas.
 

A Seysses, un agent surveille 138 détenus


''Nous avons aussi des revendications locales. A Seysses, nous sommes en manque d'effectifs. Il faudrait au moins 20 agents en plus. Les conditions de travail et de détention sont de plus en plus dures. Un seul agent surveille jusqu'à 138 détenus. On en est à 70 heures supplémentaires par mois et par agent. C'est intenable."  surrenchérit Jérôme Combelle. 

Les manifestants ont été délogés par les forces de l'ordre peu avant 10 heures du matin. Une délégation a été reçue par la direction de l 'établissement. Le mouvement devrait se poursuivre demain mardi.


 

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