Quand la police s’appuie sur la recherche toulousaine pour lutter contre la criminalité

La convention a été signée Hélène Martini, inspectrice générale, directrice de l’ENSP, et par Alain Fuchs, président du CNRS, co-tutelle de l’IRIT avec l’INP Toulouse, l’Université Toulouse 1 Capitole, l’Université Toulouse Jean Jaurès et l’Université Paul Sabatier. / © DR
La convention a été signée Hélène Martini, inspectrice générale, directrice de l’ENSP, et par Alain Fuchs, président du CNRS, co-tutelle de l’IRIT avec l’INP Toulouse, l’Université Toulouse 1 Capitole, l’Université Toulouse Jean Jaurès et l’Université Paul Sabatier. / © DR

Une convention a été signée vendredi entre l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (IRIT) et l'École nationale supérieure de la police (ENSP). Ils vont travailler ensemble sur l’analyse des données et des signaux numériques pour lutter contre la criminalité.

Par Laurence Boffet

C'est une signature qui officialise une collaboration de deux ans. L'Ecole nationale supérieure de la police nationale (ENSP), l'entité chargée de la sécurité nationale et l'’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (IRIT),laboratoire de recherche public en informatique sont officiellement un peu plus liés depuis vendredi avec la signature de cette convention. Ils vont travailler ensemble dans le domaine informatique pour améliorer la sécurité en France et lutter contre la criminalité et le terrorisme.

 

L'IRIT, un institut de pointe​

Avec 700 chercheurs, l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT) est l’un des plus importants laboratoires du CNRS, et l’un des piliers de la recherche en Midi-Pyrénées. Il est l’un des rares acteurs de la recherche académique actif dans le réseau Recherche en Sécurité. Il apportera ses compétences dans de nombreux domaines :
  • L'acquisition (brute et fouille de données) et le traitement des données multimédia (image, vidéo, son, voix).
  • La surveillance et l'identification des sources sur les réseaux sociaux, web, objets connectés, réseaux de capteurs, de caméras…
  • Le traitement numérique et l'exploitation des données de terrain : biométriques, images, vidéo, scans 3D…
  • La gestion et le stockage des données. 
  • L'analyse sémantique des données (Big Data).
  • L'aide à la décision et la simulation (pour la formation et entraînement et pour l'opérationnel).
  • La sécurité des systèmes et des réseaux informatiques, cybersécurité
L'École Nationale Supérieure de la Police (ENSP) assure la formation professionnelle de 12.000 commissaires et officiers de police. Elle met également en oeuvre des projets de recherche au sein de son centre dédié. 

Une première étape

Cette convention se veut la première étape d'une coopération souhaitée par le ministère de l'Intérieur et le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pour répondre aux nouveaux défis scientifiques que rencontrent les services de sécurité. Cette collaboration devrait se développer au travers de projets de recherche conjoints et de formations diplômantes. L'ENSP, en sa qualité de coanimateur
du réseau de recherche de la police nationale grâce à son centre de recherche, fera le lien entre les services opérationnels de la police nationale et les chercheurs.

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