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Un rassemblement contre l'antisémitisme mardi à Toulouse

Le Mémorial de la Shoah à Toulouse. / © Xavier de Fenoyl/MaxPPP
Le Mémorial de la Shoah à Toulouse. / © Xavier de Fenoyl/MaxPPP

Plusieurs partis politiques, associations ou mouvements appellent à manifester à Toulouse, mardi 19 février à 19 heures, devant le Mémorial de la Shoah, esplanade Alain Savary. En réponse à la recrudescence des actes antisémites en France. 

Par Marie Martin

"L'antisémitisme n'est pas l'affaire des juifs. Il est l'affaire de la Nation toute entière". Par ce constat, dix associations, partis politiques et mouvements de la région toulousaine entendent protester contre la forte augmentation des actes antisémites en France, tristement illustrée par la violente agression verbale dont a été victime le philosophe et académicien Alain Finkielkraut , samedi 16 février à Paris, en marge de la 14ème manifestation des gilets jaunes.

Comme dans la majorité des villes françaises, il y aura un rassemblement contre l'antisémistisme, mardi 19 février, à Toulouse. Le PCF, la République en Marche, la Gauche républicaine et socialiste, Europe écologie Les Verts, la France Insoumise, les Républicains, les PRG, le parti socialiste de Haute-Garonne, Générations-s, Mouvement démocrate, le MRC, l'UDI, le GDS, les radicaux de gauche, le Printemps républicain, le mouvement radical social libéral, Place Publique, la Licra, la Ligue des droits de l'homme, Parti de gauche, le Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes appellent les citoyens à se réunir à Toulouse, esplanade Alain Savary, devant le Mémorial de la Shoah.

"Les actes antisémites se sont dramatiquement multipliés au cours de l'année 2018. Ça suffit !", explique dans un communiqué tous les signataires de l'appel. "L'antisémitisme n'est pas une opinion, mais un délit. Il est redevenu une incitation au meurtre". 

Samedi 16 février 2019, en marge de la manifestation parisienne des gilets jaunes, le philosophe et académicien  Alain Finkielkraut a été violemment pris à partie et insulté par des manifestants. "Barre toi, sale sioniste de merde !": ces injures ont suscité ce week-end une vague de condamnations, avant des rassemblements mardi contre l'antisémitisme à l'appel de 14 partis politiques.

"Les injures antisémites dont il a fait l'objet sont la négation absolue de ce que nous sommes et de ce qui fait de nous une grande nation. Nous ne le tolèrerons pas", a réagi dès samedi le président Emmanuel Macron.
    
C'était "un déferlement de haine à l'état pur", a décrit le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, son secrétaire d'État Laurent Nuñez parlant dimanche d'"images terriblement choquantes".
    
"Grosse merde sioniste", "nous sommes le peuple", "la France elle est à nous": les images diffusées ce week-end sur internet et en boucle sur les chaînes d'information montrent des manifestants insultant l'académicien croisé près de son domicile à Paris. "J'ai ressenti une haine absolue", a raconté le philosophe au Journal du dimanche. Dans un entretien télévisé, il a cependant affirmé ne pas avoir entendu "sale juif" parmi les insultes qui lui ont été lancées.
    
Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion".



 

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