Rattraper le retard pris par les élèves pendant le confinement : l'opération "Vacances apprenantes" commence ce lundi

Le gouvernement a débloqué 200 millions d'euros pour son dispositif "vacances apprenantes", censé "récupérer" les élèves qui ont décroché pendant le confinement. Dans l'académie de Toulouse, près de cent établissements sont concernés.
Des enseignants volontaires accueillent les élèves tout au long de l'été.
Des enseignants volontaires accueillent les élèves tout au long de l'été. © Fred Haslin/MaxPPP
Les établissements scolaires ouverts pendant les vacances pour apporter du soutien aux élèves en difficulté, ce n'est pas nouveau. A Toulouse, cela existe même depuis le début des années 90 mais cette fois, le dispositif est exceptionnel, et concerne tous les niveaux, de l'école au lycée.

Un plan ambitieux et des moyens

Baptisé "Vacances apprenantes", le dispositif voulu par le ministère de l'éducation nationale est ambitieux : 200 millions d'euros lui sont consacrés. L'objectif : tenter de capter les élèves qui ont décroché pendant le confinement et n'ont pas reparu depuis.
Parmi les offres proposées, un renforcement donc du dispositif "écoles ouvertes" (le ministre table sur 2 500 établissements ouverts en France, de la primaire au lycée, et pas seulement dans les quartiers dits prioritaires), des "écoles ouvertes buissonnières", sortes de classes vertes où les enfants se délocalisent et enfin des colonies de vacances "pour s'amuser tout en rattrapant une partie du programme". Cette partie-là du dispositif est gérée par les Préfectures : les parents qui le souhaitent doivent se rapprocher de la Préfecture de région Occitanie pour accéder à la liste des séjours proposés. Les familles ont été informées de cette possibilité par les chefs d'établissement qui ont recensé les élèves les plus fragiles.

98 établissement scolaires mobilisés dans l'académie de Toulouse

Dans l'académie de Toulouse, 6 500 élèves sont ainsi attendus à partir de ce lundi 6 juillet : 40 écoles, 30 collèges et 28 lycées sont mobilisés. C'est quatre fois plus qu'en temps normal. Le "service" est gratuit pour les familles. 
  Dispositif exceptionnel donc et moyens inhérents. Selon l'académie de Toulouse, les professeurs ont répondu "présent" et les moyens humains devraient être suffisants pour assurer la mission.

Quant aux élèves, certains ont revendiqué leur besoin de souffler, après un épisode inédit de crise sanitaire. "Honnêtement, je sais que mon fils est la "cible" idéale pour ce dispositif," nous confie Sandrine, maman d'un lycéen albigeois de 17 ans. "Il a clairement pris du retard mais il a aussi besoin de vacances, comme tout le monde. C'est quand même une situation qui a chamboulé cette génération". 

Mais globalement, toujours selon l'académie de Toulouse, la demande est forte et "ça continue à augmenter. On reçoit des demandes d'inscription tous les jours". 
Cyril est père de deux écoliers, élèves de CP et CM2. Il les a inscrits pour une semaine de "vacances apprenantes". "J'ai essayé de faire le job, pendant le confinement et même après mais justement, ce n'est pas mon métier et même si je ne pense pas qu'ils aient réellement pris du retard, je préfère m'en assurer". 

Le cas des lycées professionnels

Dans son dispositif, le ministère de l'éducation nationale vise particulièrement les élèves des lycées professionnels, dont beaucoup ont décroché en raison du confinement. 

A Toulouse, le lycée professionnel Renée Bonnet propose aux élèves qui le souhaitent deux sessions (du 6 juillet au 10 juillet et du 25 août au 27 août), sous la forme d'ateliers :  
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
éducation société déconfinement coronavirus/covid-19 santé social économie