Réactions unanimes à l'"opération anti-migrants" de l'extrême droite au Col du portillon dans les Pyrénées

Des membres du groupuscule d'extrême droite Génération identitaire se sont installés au Col du Portillon depuis ce mardi matin pour ce qu'ils nomment une "opération anti-migrants". Ils annoncent vouloir contacter les forces de l'ordre pour dénoncer et faire arrêter des migrants.

Le Col du Portillon est fermé depuis le 6 janvier 2021.
Le Col du Portillon est fermé depuis le 6 janvier 2021. © MaxPPP

Des militants du groupuscule d'extrême-droite Génération identitaire ont fait savoir qu'ils se positionnaient ce mardi 19 janvier au col du Portillon (Haute-Garonne), à la frontière entre la France et l'Espagne. Leur objectif annoncé : une "opération anti-migrants", à savoir dénoncer aux forces de l'ordre les migrants qui sont censés traverser la frontière.

Cette initiative de l'extrême droite est dénoncée par des élus indignés, dont la présidente du Conseil régional Carole Delga et le président du Conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric. 

Un but : faire le buzz

 "Face au coup de force de l’extrême droite, nous demandons à l’Etat de réagir fermement", scandent ces élus dans un communiqué envoyé aux médias. Aux deux présidents des instances départementale et régionale, s'ajoutent Joël Aviragnet, député de la 8ème circonscription de la Haute-Garonne et Eric Azemar, maire de Luchon. "Cette opération, menée en toute illégalité, a seulement pour but de créer le « buzz » médiatique et ainsi permettre à ces extrémistes de développer leur discours de haine", affirment-ils.

Génération identitaire avait mené une opération du même acabit dans les Hautes-Alpes en avril 2018. Trois militants ont été condamnés par le tribunal de Gap en première instance, avant d'être relaxés en appel en décembre dernier.

Les signataires demandent au préfet de la Haute-Garonne de "mettre fin fermement et sans délai à ce coup de force, indigne et contraire aux valeurs de la République et de notre territoire. Nous demandons de l'Etat de poursuivre ces individus et cette organisation, comme il l'avait fait suite à une récente opération dans les Alpes, car ils tentent de créer une confusion avec l'exercice d'une fonction publique, là aussi, passible de sanctions".

Les élus demandent également au ministère de l'Intérieur de dissoudre "ce groupuscule d'extrême droite violent et dangereux pour notre pays", mentionnant que de nombreux autres élus et associations ont déjà présenté cette requête au gouvernement.

 

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