Sainte-Soline : la famille du Toulousain grièvement blessé lors de la manifestation anti "méga-bassines" porte plainte

Les parents du Toulousain de 32 ans, qui a été grièvement blessé lors de la manifestation de Sainte-Soline contre les méga-bassines samedi dans les Deux-Sèvres, ont porté plainte ce lundi 27 mars pour "tentative de meurtre" et "entrave aux secours".

La famille d'un homme originaire de Toulouse actuellement entre la vie et la mort suite à la manifestation de samedi dans les Deux-Sèvres a porté plainte contre X pour "tentative de meurtre et entrave volontaire à l'arrivée des secours". L'information a été recueillie par l'AFP auprès du parquet de Rennes.

L'homme de 33 ans a été grièvement blessé à la tête lors des affrontements avec les gendarmes survenus autour du chantier d'une "méga-bassine", une retenue d'eau voulue par des agriculteurs du secteur, à Sainte-Soline.

L'enquête a été transférée du parquet de Niort à celui de Rennes en raison de sa compétence militaire. Le manifestant se trouve dans le coma et son pronostic vital est engagé.

Lundi 27 mars, le mouvement "Les Soulèvements de la terre", qui coorganisait la manifestation contre les mégabassines, a annoncé qu'un deuxième manifestant était également entre la vie et la mort. Une information confirmée par le Ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Selon les "Soulèvements de la Terre", cette deuxième personne a été "touchée à la trachée" samedi, puis hospitalisée. Il est "désormais à nouveau dans un état grave avec son pronostic vital engagé".

La Ligue des Droits de l'Homme accuse les forces de l'ordre d'avoir entravé l'intervention des secours. Dans un enregistrement audio de 7min30, révélé par le journal Le Monde, mardi, que franceinfo s'est procuré mercredi 29 mars, on entend un échange téléphonique entre un médecin et un opérateur du Samu : "On n'enverra pas d'hélicoptère ou de moyen SMUR sur place parce qu'on a ordre de ne pas en envoyer par les forces de l'ordre".

Dans un droit de réponse, communiqué mardi soir, la préfète des Deux-Sèvres, Emmanuelle Dubée, a répondu qu'il "appartient aux forces de l’ordre, informées en temps réel de la situation, de définir si l’arrivée d’un véhicule de secours à un certain point est possible ou non de façon sûre pour lui"

(Avec AFP)

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