Cet article date de plus de 3 ans

Des salariés toulousains du groupe SoLocal sont en grève contre les suppressions de poste

Des salariés toulousains de SoLocal sont mobilisés contre les suppressions de postes. Une centaine de  personnes s'est rassemblée ce vendredi matin à Balma.
Ce groupe qui détient les pages jaunes et mappy devrait fermer 15 agences en France dont celle de Toulouse.

Une centaine de salariés de SoLocal rassemblée vendredi 23 février devant le site de Balma
Une centaine de salariés de SoLocal rassemblée vendredi 23 février devant le site de Balma © S.Compan/France3 Occitanie
Les salariés du groupe SoLocal, l'ex-PagesJaunes, sont appelés à faire grève ce vendredi pour "manifester leur refus" du millier de suppressions de postes annoncées la semaine dernière, soit près d'un quart des effectifs.

1 000 postes supprimés


"En licenciant plus de 1.000 salariés, PagesJaunes perdrait des forces vives dont elle a besoin pour renforcer sa position sur ses marchés", estime dans un communiqué l'intersyndicale CFDT, FO, CFE-CGC, CGT, Autonomes et CFTC.

Les quelque 4.500 salariés sont appelés parallèlement à se rassembler devant les 19 sites locaux de l'entreprise, dont 15 doivent fermer, ainsi que devant le siège, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Dans la région toulousaine, les salariés de Balma se sont rassemblés devant leur entreprise ce vendredi matin, ils étaient une centaine. Leur agence devrait fermer ainsi que celle de Montpellier. Ce sont donc 250 emplois qui sont menacés dans notre région.


"Un plan d'un cynisme et d'une violence rares" dénonce l'intersyndicale


Faisant état d'un chiffre d'affaires en baisse depuis 10 ans, SoLocal a annoncé le 13 février dernier un plan "stratégique" passant par la suppression de 1.000 postes d'ici à 2019.
Cette réduction d'effectifs s'effectuera dans un premier temps via des départs volontaires puis des départs contraints.
Le lendemain, l'ex-PagesJaunes publiait un bénéfice net de 336 millions d'euros, en hausse de plus de 500% en 2017, grâce à la restructuration de sa dette.

Dénonçant "un plan d'un cynisme et d'une violence rares", l'intersyndicale explique que ce "n'est autre que le sacrifice de 1.000 salariés sur l'autel de la finance".



Poursuivre votre lecture sur ces sujets
social économie manifestation