A la suite de l'attentat de Marseille, l'ancien préfet de Midi-Pyrénées a été limogé à Lyon

© ROMAIN LAFABREGUE / AFP
© ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Les suites de l'attentat de Marseille. Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes quitte son poste, limogé par le gouvernement. Henri-Michel Comet a été en poste à Toulouse (31) pendant 3 ans (entre 2011 et 2014).

Par PL avec AFP

Le gouvernement a "mis fin" mercredi aux fonctions du préfet et du secrétaire de la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, après un rapport pointant de "gravesdysfonctionnements" dans l'affaire des deux jeunes filles assasinées le 1er octobre 2017 à Marseille.
Le préfet Henri-Michel Comet a été remplacé par Stéphane Bouillon, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), selon le communiqué du conseil des ministres. Henri-Michel Comet a été en poste à Toulouse (31). Il a été  préfet de la Région Midi-Pyrénées et de la Haute-Garonne pendant 3 ans (entre 2011 et 2014).
La décision du gouvernement "n'est pas un acte d'autorité", mais le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) "a pointé des dysfonctionnements jugés graves", a expliqué le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Ahmed Hanachi, un Tunisien de 29 ans, a tué au couteau deux jeunes femmes le 1er octobre à la gare Saint-Charles de Marseille, avant d'être abattu. Interpellé deux jours avant, pour vol, dans un centre commercial de Lyon, Hanachi avait été remis en liberté le lendemain, alors qu'il était en situation irrégulière.

Face à la polémique soulevée après cette attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, ex-maire de Lyon, avait demandé un rapport à l'IGA, en plein débat sur le nouveau projet de loi antiterroriste.

Christophe Castaner a précisé que les deux préfets n'étaient "pas mis en cause individuellement" par l'enquête. "J'ai une pensée pour eux, en tant que fidèles servteurs de l'Etat. Je sais la difficulté dans laquelle ils sont depuis la nouvelle de cet horrible attentat", a-t-il ajouté.
"Le gouvernement a souhaité une decision disciplinaire et organisationnelle", car la situation "implique une vigilance de chacun à tous les niveaux de l'administration", selon M. Castaner.

Sur le même sujet

A Toulouse, votre sapin de noël livré à vélo

Près de chez vous

Les + Lus