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Syriens des Izards à Toulouse : évacuation imminente selon les associations

Les 150 Syriens squattent cet immeuble du quartier des Izards / © L. Boffet / France 3
Les 150 Syriens squattent cet immeuble du quartier des Izards / © L. Boffet / France 3

Les 150 réfugiés syriens qui squattent, depuis plus d’un an, un ancien HLM quartier des Izards à Toulouse pourraient être évacués dès mercredi 25 mai. Rien d’officiel, mais c’est le sentiment des associations qui viennent en aide à la quarantaine de familles dans ce bâtiment.

Par Nicolas Albrand

"Tous les signes concordent", indiquent les bénévoles du milieu associatif, comme ceux de l’APESAR (Approche Pluridisciplinaire Ethno-psychologique des Solliciteurs d’Asile, Réfugiés et Migrants) qui travaillent aux côtés de ces réfugiés syriens. 

"Un recensement des familles a été effectué ces derniers jours, et l’OFII – l’Office Français de l'Immigration et de l'Intégration – doit passer pour expliquer aux réfugiés où ils seront relogés", explique Geneviève, bénévole à l’APESAR. Selon ces associations, l'expulsion de ces familles de cet ancien HLM promis à la réhabilitation est donc imminente.

Obligation de relogement

Le relogement, c’est la grande inconnue. Ces familles ayant le statut de réfugiés, l'Etat est dans l'obligation de leur fournir un logement. Certaines familles syriennes pourraient être accueillies dans le quartier voisin de La Vache à Toulouse. Comment ? Combien ? Impossible de le savoir pour l’instant. D’autres solutions de relogement ont été proposées depuis plusieurs semaines à Lille ou Lyon dans des centres d’accueil pour demandeurs d’asile.

La crainte des familles syriennes : l’éparpillement et l'isolement

Les familles syriennes ne s’opposent pas à un déménagement, mais elles redoutent l’isolement. Leurs demandes : continuer d’avoir accès aux soins médicaux et pouvoir scolariser leurs enfants.
De leur côté, les associations dénoncent le manque de dialogue entre la Préfecture et les réfugiés, et demandent que les Syriens des Izards soient relogés de manière digne et "pas ballotés dans toute la France afin de ne pas rajouter du traumatisme au traumatisme".
Jointe ce mardi matin, la Préfecture Haute-Garonne indique qu’elle ne fera "pas de commentaire, pour le moment".

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