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Tom Enders promet “sueur et progrès” pour Airbus Group en 2016

Tom Enders, patron d'Airbus Group / © AFP
Tom Enders, patron d'Airbus Group / © AFP

Après un très bon cru 2015, le patron d'Airbus Group Tom Enders veut aller encore plus loin et promet à ses troupes une année de "défis, sueur et progrès" afin de façonner le groupe de demain.

Par AFP

"2016 sera une année de défis, sueur et progrès", a déclaré Tom Enders lors d'une rencontre avec la presse.
Après une très bonne année 2015, marquée par un bond de près de 60% de l'action du groupe, Airbus devra en particulier assurer la montée en cadence sur certains de ses programmes phares.

Seule ombre au tableau du géant de l'aéronautique, le crash d'un A400M, son avion de transport militaire, qui a fait quatre morts au mois de mai dernier en Espagne.
Un accident "tragique", a regretté Tom Enders, qui a néanmoins eu la vertu de mobiliser les troupes en mémoire à leurs collègues disparus. Tout le monde "a été re-mobilisé par cet événement et a montré plus d'engagement" dans le programme A400M, a-t-il assuré. 
L'appareil, déjà en opération dans plusieurs pays, va monter en cadence en 2016, avec au moins 20 livraisons contre 13 à 14 cette année, et développer de nouvelles capacités opérationnelles.

Dans le militaire toujours, Airbus Group a également reçu une bonne nouvelle mardi, avec la confirmation de la commande par la France de huit avions ravitailleurs A330 MRTT, pour un montant d'environ 1,2 milliard d'euros, a relevé M. Enders.

Il a également assuré qu'après le contrat avec le Koweït pour 28 Eurofighter Typhoon, il espérait d'autres bonnes nouvelles à l'export pour l'avion de combat en 2016.
"Je suis sûr que ce ne sera pas la dernière commande", a-t-il affirmé. Mais c'est encore une fois l'aviation commerciale qui tire le groupe. L'avionneur a enregistré plus de 1.000 commandes fermes à fin novembre, "nettement au-dessus de ce que nous avions prévu".
"Cela démontre (...) qu'il y a un élan plutôt solide du marché", a estimé Tom Enders.

Transition

Et si aucune commande d'A380 n'a été enregistrée cette année, une bonne surprise n'est pas exclue d'ici au 31 décembre, a-t-il estimé, en soulignant que le programme avait enfin atteint l'équilibre cette année "après quinze ans d'investissements importants et de pertes".

Quant à un  A380neo, il a confirmé qu'aucune décision ne serait prise en 2015 mais "cela ne veut pas dire que le projet est abandonné".

Le défi pour 2016 sera donc de réussir la montée en cadence de l'A320neo, dont l'entrée en service est prévue la semaine prochaine avec Lufthansa comme compagnie de lancement. Airbus prévoit de passer d'une production de 42 appareils par mois actuellement à 60 en 2019, ce qui implique en parallèle une transition de l'actuel A320 vers l'A320neo, la version remotorisée du best-seller
d'Airbus sur le moyen-courrier.

Même chose pour l'A350, son dernier-né sur le long-courrier, entré en service début 2015. L'avionneur prévoit toujours d'en produire 15 cette année, voire seulement 14 si les retards d'un équipementier ne sont pas résorbés.
"2015 a été l'année des fondations pour une montée en cadence très significative en 2016 et 2017" pour l'appareil, a-t-il souligné, alors que l'objectif d'Airbus est de produire 110 A350 par an en 2019.

Quant aux hélicoptères, le marché continue de souffrir en raison de la morosité dans le secteur pétrolier offshore. Mais "comparés à d'autres constructeurs d'hélicoptères, notre activité fait malgré tout relativement mieux", a-t-il noté.
Le spatial "est sur une bonne trajectoire", a-t-il noté, avec le 69e lancement consécutif d'une fusée Ariane 5. La co-entreprise Airbus-Safran
Launchers a par ailleurs reçu le contrat de développement de la future Ariane 6 d'un montant de 3 milliards d'euros.

Enfin, Tom Enders a indiqué que le programme de cessions d'actifs non stratégiques progressait. Le repreneur des activités électroniques du groupe devrait être connu dans les "prochaines heures", selon le numéro deux d'Airbus Group, Marwan Lahoud.

Reste que Tom Enders n'entend pas en rester là. Pour soutenir et "catalyser" sa stratégie d'innovation et numérique, Airbus Group a mis
en place un centre d'innovation baptisé A3 (A cube, ndlr) dans le cadre de son implantation dans la Silicon Valley.

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