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Top 14 - Un Toulouse aux objectifs élevés après une saison blanche

L'entrainement des stadistes / © Rémy Gabalda/AFP
L'entrainement des stadistes / © Rémy Gabalda/AFP

Le Stade toulousain, sans aucun titre la saison dernière, voudra prouver dès samedi à Bordeaux-Bègles, pour la 1re journée du Top 14 de rugby, que cette saison blanche, la première depuis trois ans, n'est qu'un lointain souvenir.

Par MP + AFP

Un bilan douloureux
"Évidemment, on est déçu de la saison dernière", reconnaît le capitaine Thierry Dusautoir en faisant le bilan d'une saison où les quadruples champions d'Europe ont été éliminés dès la phase de poule en Coupe d'Europe (une première depuis la saison 2006-2007) et ont été sortis en demi-finales du Top 14 par Toulon, le champion d'Europe.

Le prochain championnat sera relevé
Les Toulousains, qui avaient dû composer avec l'absence de nombreux internationaux, devront être à leur meilleur niveau pour affronter "un championnat très relevé", selon le centre international Florian Fritz, avec des écuries qui se sont singulièrement renforcées.
"Moi, je suis dans le même état d'esprit, parce que même quand le Stade toulousain gagne un titre, cela ne me fait pas grimper aux arbres", s'élève le manageur Guy Novès, qui pense que "tout le groupe a pris de manière sérieuse" sa mise en garde en appelant ses joueurs à être "à leur niveau" toute la saison.

Novès "agacé"
"Ce qui m'agace un peu, c'est la non qualification (en quarts) en Coupe d'Europe, alors qu'on la tenait de très près, souligne Novès. En demi-finale du Top 14, "certains étaient concentrés ailleurs", lâche l'ancien ailier, en visant particulièrement les internationaux avant la tournée en Nouvelle-Zélande.
Dusautoir ne cache pas son "envie d'offrir une meilleure saison à (ses) supporteurs et de prendre plus de plaisir sur le terrain pour aller chercher un titre". Et surtout gommer "la frustration de fin de saison".
"Dire que le Stade toulousain a des objectifs élevés est un peu un pléonasme. On est conscient que ça commence dès le 17 août (...) j'ai toujours confiance en cette équipe", ajoute le flanker de l'équipe de France, avant ce match à Chaban-Delmas, sur la pelouse des +footeux+ des Girondins de Bordeaux.
"Aujourd'hui, on n'est plus considéré comme favori, depuis que je suis là cela n'a pas été souvent le cas", note le capitaine toulousain et du XV de France. Mais ce statut n'intéresse guère le manageur pour qui il n'est "pas normal qu'on dise que le Stade toulousain doit gagner des titres".

 Vers un 20e Bouclier de Brennus ?
"Je sais que nous ne serons pas tous les ans dans le dernier carré", concède Novès, rappelant au passage que c'est le cas du Stade Toulousain
"depuis 20 ans". "C'est devenu la normalité dans l'esprit de certains, pas dans le nôtre", insiste-t-il: "Pour l'entraîneur que je suis, il y a plus de chance
qu'on ne gagne pas de titre que l'inverse".
Pour conquérir un nouveau titre et pourquoi pas un 20e Bouclier de Brennus, les Toulousains, qui ont perdu quelques cadres (Bouilhou, Poux et Jauzion, notamment), ont axé leur recrutement sur les joueurs étrangers. Le Néo-Zélandais Hosea Gear et les Sud-Africains Chiliboy Ralepelle et Jano Vermaak
-ces derniers ne seront opérationnels qu'après le Four Nations, qui s'achève le 6 octobre- ont notamment été appelés pour pallier l'absence des internationaux tricolores pendant le Tournoi des six nations.
Un recrutement très maigre comparé au Racing Métro, à Toulon, au Stade Français ou à Perpignan. "On ne va pas chercher des joueurs pour les empiler. (...) Le problème est que les joueurs ne sont pas là. On les a dans la boutique, ils sont en photo, mais on ne les a pas à l'entraînement", souligne Novès.
"Mais je ne changerais pas ma place, je suis très content où je suis. Ça amène un peu de pression que j'aime bien", admet-il avec un large sourire.

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