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Toulouse: 50 ans après son exploration, la lune n'a pas encore livré tous ses secrets

La mission Appolo XI / © MEDIA DRUM WORLD/MAXPPP
La mission Appolo XI / © MEDIA DRUM WORLD/MAXPPP

5O ans après avoir été foulé pour la première fois par l’homme, le sol de la lune continue d’intriguer les chercheurs. A Toulouse, des spécialistes s'intéressent aux échantillons prélevés lors des missions d’exploration américaines pour tenter d'en analyser la composition.

Par Eric Coorevits

21 juillet 1969, 2h56: Neil Armstong descend de la navette Appolo XI, et marche sur la lune pour la première fois.
"C'est un petit pas pour un homme, un grand bond pour l'humanité"... Les mots du spationaute américain font le tour de la terre, et rentrent dans l'histoire. Il commentera aussi en direct son exploration sur ce sol encore inconnu : « On dirait que la surface est couverte d’une poudre de particules très fines, mais de près, ça à l’air beaucoup plus homogène… ».
Si les images et les sons associés à cet exploit continuent de fasciner 50 ans après, cette « poudre de particules » décrite par Armstong intrigue toujours les chercheurs.

A Toulouse, des échantillons de roches lunaires analysés

A Toulouse, au sein de l'IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie), Ghylaine Quitté étudie des échantillons ramenés par ces différentes missions américaines dans les années 1960 et 70. Grâce à un spectomètre de masse, cette cosmochimiste peut analyser la matière glanée lors de ces expéditions.
« Les techniques d’analyse ne cessent de s’améliorer, la précision augmente. Plus on regarde les choses dans le détail, plus on fait de nouvelles découvertes ».

La théorie de l'impact géant

Grace à ces recherches, les scientifiques ont notamment pu élaborer la théorie dite de l'"impact géant" : la lune se serait  formée à la suite de la collision d'un astéroïde avec la terre il y a 4 milliards et demi d'années.

Lors de 6 différentes missions "Apollo", ce sont au total 382 kilos de roche lunaire qui ont ainsi été prélevés par la NASA.
L'agence spatiale américaine les distribue depuis avec parcimonie. Une trentaine de laboratoires à travers le monde, dont celui de l’IRAP à Toulouse, ont le privilège de recevoir des fragments issus du seul satellite naturel de la terre. Ghylaine Quitté dispose ainsi de moins de 2 grammes de cette roche pour continuer ses expériences… 2 grammes qui suffisent à son bonheur de chercheuse, déterminée à percer les secrets d'un astre toujours aussi fascinant.

Voyez le reportage de Christophe Romain et Thierry Villeger







 

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