Toulouse : les agriculteurs en colère à nouveau mobilisés lundi et mardi

Le 8 octobre dernier, les agriculteurs ont installé leurs tracteurs sur la rocade de Toulouse. / © R.Guillon/FTV
Le 8 octobre dernier, les agriculteurs ont installé leurs tracteurs sur la rocade de Toulouse. / © R.Guillon/FTV

Agribashing, accords de libre-échange et ZNT (Zones de Non Traitement), suite à la mobilisation du 8 octobre dernier restée sans réponse, les agriculteurs de Haute-Garonne reviennent en ville pour dire leur impatience au Président Macron. 

Par Nathalie Fournis

L'appel a été lancé par la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) et les Jeunes Agriculteurs pour une nouvelle mobilisation des adhérents ce lundi 21 et mardi 22 octobre.

Lors de ce rendez-vous, le principal syndicat de la profession appelle ses adhérents et sympathisants à bâcher les bâtiments symboles de l'Etat dès ce lundi soir.

"Macron réponds-nous"

C'est le message adressé par la Fnsea aux autorités publiques.

Ce lundi soir entre 21 heures et 22 heures, Chambre d'agriculture, Trésor Public ou Préfecture seront directement visés par cette opération de sensibilisation aux signaux d'alerte des agriculteurs.

Pas question de dégrader les bâtiments, nous confie Laure Serres, Vice-présidente de la Fdsea 31, il s'agit d'afficher des messages sur des grandes bâches noires.

Des ralentissements à prévoir

Dès 7h30 ce mardi matin, des tracteurs se réuniront aux abords de la ville rose pour une déambulation sur le périphérique dans la matinée.
Là aussi, pas de blocage prévu, mais la vitesse de croisière des engins agricoles risque de provoquer quelques ralentissements sur les rocades toulousaines.

"L'heure est grave", protestent-ils. 

Depuis la dernière mobilisation du 8 octobre les revendications des professionnels du monde agricoles sont restées sans écho.
 

Les accords de libre-échange entre la France et le Canada (Ceta), l'agribashing et les ZNT (Zones de Non Traitement) aux pesticides près des habitations, sont autant de freins que la profession souhaite dénoncer lors de cette mobilisation.

Des accords qui selon eux, impactent leurs revenus, la qualité de l'alimentation des consommateurs et l'avenir de l'agriculture en France.

 

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