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Aéroport de Toulouse-Blagnac : les actionnaires chinois de Casil mettent en vente leur participation

© MaxPPP
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Les actionnaires chinois de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, réunis dans le consortium Casil Europe, qui détiennent 49,9 % du capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac depuis sa privatisation par l'Etat en décembre 2014, cherchent à vendre leur participation.

Par Vincent Albinet

Les actionnaires chinois de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, Friedmann Pacific Asset Management (FPAM) et Shandong Hi Speed Group, réunis dans le consortium Casil Europe, cherchent à vendre leur participation.

Cette information, rapportée par la Dépêche du Midi, nous a été confirmée par l'un des autres actionnaires de l'aéroport, privatisé depuis décembre 2014 par l'Etat. Une privatisation vivement critiquée par la Cour des comptes, après avoir été épinglée par un rapport parlementaire.

Casil Europe avait acquis 49,9% des parts du 3è aéroport régional français (plus de 9,6 millions de passagers en 2018) pour la somme de 308 millions d'euros.

L'Etat, qui avait conservé 10,01 % du capital, doit d'ici avril 2019, décider si il vend ou non sa participation.

Mais la gestion très spéculative de l'aéroport par les Chinois, s'octroyant de généreux dividendes, avait créé des tensions avec les actionnaires locaux du site constitués par la Chambre de commerce et d'industrie, Toulouse-Métropole, la région et le département et qui détiennent 40 % du capital. Ces actionnaires avaient expressément demandé l'an passé à l'Etat de ne pas vendre ses 10,1% à Casil Europe. 

Et c'est parce-que le consortium chinois n'était pas parvenu à racheter la participation de l'Etat pour devenir majoritaire qu'il vendrait aujourd'hui ses 49,9% dans l'aéroport.

Toujours selon la Dépêche du Midi, c'est la banque Lazard qui aurait été chargée de trouver un acquéreur pour la somme de 500 millions d'euros, alors que les Chinois avait acquis l'aéroport pour 308 millions, soit une plus-value de 192 millions d'euros à laquelle s'ajoutent les dividendes versés depuis.

CASIL EUROPE "ne commente pas"

Contacté par France 3, Casil Europe "ne commente pas" l'information."Ce n'est pas la première fois que des groupes nous approchent pour nous faire des propositions. On ne peut pas leur interdire", se contente-t-on d'affirmer.

"Une rumeur qui revient chaque année" pour Jean-Luc Moudenc

Pour sa part, Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole nous affirme n'avoir "à ce sujet ni information, ni confirmation". "Cette rumeur revient chaque année depuis 2015 !", ajoute-t-il.

Les opposants à la privatisation veulent profiter de ce rebondissement

Quant au collectif des opposants à la privatisation de l'aéroport, il attend confirmation de la vente de la participation de Casil Europe. Son avocat, Me Christophe Leguevaques, compte bien, si cette information était confirmée, se servir de ce rebondissement pour "démontrer le caractère spéculatif de la privatisation et la faire annuler".

Après cette privatisation, le collectif avait perdu son recours devant la cour administrative à Paris pour faire annuler la vente. Mais la nullité de la dite privatisation doit revenir en ce début d'année devant la Cour administrative d'appel. 

 

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