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Toulouse : le CNES surveille attentivement les débris spatiaux

Une solution consiste à "désorbiter" un maximum d'objets qui brûlent en rentrant sur terre. / © CNES
Une solution consiste à "désorbiter" un maximum d'objets qui brûlent en rentrant sur terre. / © CNES

Le nombre d'objets en perdition a augmenté de manière significative ces dix dernières années. A tel point qu'une surveillance rapprochée de ces objets est désormais nécessaire. Le CNES de Toulouse y participe. 

Par Marie Martin

Des débris spatiaux qui entrent en collision et détruisent une station spatiale : c'était le scénario catastrophe du film Gravity en 2013. Une fiction qui pourrait bien devenir une réalité...

Depuis une dizaine d'années, le nombre de débris spatiaux a augmenté significativement. En 2018, l'explosion de deux étages de deux fusées américaines distinctes lancées 49 ans plus tôt a encore aggravé la situation. 

Depuis 1957, année du lancement du premier satellite Spoutnik, le nombre de ces objets actifs ou inertes est passé de 1... à 1 million !

La seule solution pour éviter la catastrophe décrite plus haut, c'est de désorbiter un maximum d'objets, qui brûlent en rentrant sur terre. Encore faut-il les identifier. C'est la mission du CNES de Toulouse qui les répertorie et surtout, les surveille de près. 
Chaque année, ses équipes réalisent une quinzaine de manoeuvres d'évitement.

Il faut aussi préparer l'avenir pour éviter la saturation de l'espace. "Aujourd'hui", explique Pierre Omaly, expert en sécurité des vols spatiaux au CNES, "on a les capacités technologiques de construire des satellites, avec des masses supérieures à deux tonnes, qui brûlent car ils ont été fabriqués de telle manière que, quand ils rentrent dans l'atmosphère, leur dislocation s'effectue de manière intelligente, qui permet l'échauffement et donc l'ablation des objets pour rien n'arrive au sol". 

"Il ne faut pas que la situation empire", poursuit-il. "Chaque fois qu'on envoie un véhicule, il faut qu'il soit fabriqué pour qu'une fois qu'il a fait ses opérations, il revienne et ne fasse pas de débris lui-même". 

Actuellement, la situation est à l'équilibre mais l'ESA et le CNES lancent un appel aux 13 puissances spatiales mondiales pour entreprendre le nettoyage du ciel et faire diminuer le nombre d'objets en perdition. En les mettant sur orbite cimetière ou en les désorbitant.

30 000 objets environ gravitent aujourd'hui autour de la terre.

Voir le reportage de Thierry Sentous et Frédéric Desse, de France 3 Occitanie : 
 
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