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Toulouse : devant la cour d'assises, il reconnaît 6 viols mais nie une tentative de meurtre

La Cour d'assises de la Haute-Garonne / © Stéphane Compan
La Cour d'assises de la Haute-Garonne / © Stéphane Compan

Florian Varin, 23 ans, a reconnu ce lundi devant la Cour d'assises, pour la première fois depuis son arrestation en 2012, avoir violé six jeunes femmes. Il rejette en revanche une accusation de tentative de meurtre sur l'une d'elles. 

Par FV avec AFP

Pour la première fois depuis son arrestation en 2012, un homme de 23 ans a reconnu lundi aux assises de Haute-Garonne avoir violé six jeunes femmes, mais a nié toute tentative de meurtre sur la dernière, a-t-on appris auprès de l'avocat d'une victime.

Florian Varin, qui risque la perpétuité, est poursuivi pour des viols commis entre décembre 2011 et novembre 2012 dans plusieurs villes, dont Niort (Poitou-Charentes), Rennes (Morbihan) et Toulouse (Haute-Garonne).

C'est dans cette dernière ville qu'il a été retrouvé et arrêté en novembre 2012, après avoir laissé pour morte sa dernière victime, dans une poubelle, en banlieue.
"Il a reconnu les faits mais contesté la tentative de meurtre. C'est sa stratégie de défense, pas très habile", a jugé Maître Guy Debuisson, défenseur de la victime de Niort. "Il paraît assez détaché, pas du tout excité, assez surprenant", a estimé cet avocat.

Varin, arrêté quatre jours après la dernière agression à Toulouse, a été identifié par son ADN, ce qui a permis de le relier à d'autres viols.

Pour la défense, l'accusé est surtout un "gamin qui n'était pas violent. Jeune sa mère l'avait un peu abandonné et son père aussi, bien qu'il ait été élevé par ses grands-parents. Il travaillait par-ci par-là et vivait dans des caravanes", a expliqué à l'AFP l'avocat Antoine Vey. Il n'a jamais "eu d'arme et les trois quarts (de ses victimes) avaient son (numéro de) portable", a-t-il souligné, expliquant que pour la dernière, il "avait paniqué" et s'était enfui. "Il conteste la qualification d'homicide", rapporte encore l'avocat.

De ses relations avec ses victimes, "les signaux pour lui n'étaient pas très clairs". Il ne savait pas s'il fallait y aller ou pas, si après elles ne seraient pas finalement contentes, a expliqué Me Vey.
"Il essaie d'amorcer un processus de compréhension", d'où sa reconnaissance lundi matin des faits, sauf pour la tentative de meurtre, a encore ajouté Me Vey.

Ses victimes sont présentes ou représentées à ce procès, dont certaines audiences se déroulent à huis clos. Le verdict est attendu vendredi.

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