Toulouse : division autour de la crèche vivante de la communauté catholique

Samedi, la crèche vivante organisée par l'association Vivre Noël Autrement à Toulouse a été interrompue par une dizaine d'individus se déclarant "anticapitalistes". L'événement divise au sein même de la communauté catholique locale. Certains pratiquants en dénoncent l'influence traditionaliste.

Depuis 2011, La crèche vivante s'installe place Saint George à Toulouse.
Depuis 2011, La crèche vivante s'installe place Saint George à Toulouse. © Crèche vivante
Il est 15 heures, samedi 14 décembre, lorsque la crèche vivante, installée place Saint-Georges, est interrompue aux cris de "Stop les fachos" par une dizaine d'individus. Au fil des minutes, la situation dégénère. D'autres manifestants se revendiquant de la mouvance anticapitaliste rejoignent le groupe et montent sur scène. Une bousculade débute.
 
" Pour nous, ils étaient difficilement identifiables. Par exemple, ils ne portaient pas de gilets jaunes, explique Erwan Demolins, en charge de la communication de l'association Vivre Autrement Noël à Toulouse. 

Ils ne se sont pas contentés d'empêcher le déroulement de la crèche et de crier "Stop aux fachos !". Ils ont aussi prononcé des slogans anti-Macron, anti réforme des retraites, contre l'église, contre les catholiques.

Un membre du site local d'extrême-droite, Infos-Toulouse, présent sur place assure avoir été également agressé. Une version contestée par des membres du groupe de manifestants et par des témoins :
 

Une vague d'indignation

L'incident suscite l'indignation du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, condamnant "le comportement irresponsable de manifestants".

Sur Twitter, l'Archevêque de Toulouse Monseigneur Le Gall déplore : 

que le simple rappel de la naissance de Jésus et des valeurs qu'elle véhicule ne soit plus respectée dans notre pays. J'invite chacun à défendre pacifiquement la liberté d'expression ainsi qu'à respecter l'histoire et les traditions de notre pays.