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Toulouse : la justice refuse la levée de l'assignation à résidence de Farouk Ben Abbes

Farouk Ben Abbes (archives) / © MaxPPP
Farouk Ben Abbes (archives) / © MaxPPP

Saisi par l'intéressé, le tribunal administratif de Toulouse a refusé ce jeudi de lever son assignation à résidence et les mesures restrictives prises à son encontre par le ministère de l'Intérieur pour islamisme. 

Par Fabrice Valery

Farouk Ben Abbes reste assigné à résidence à son domicile du quartier du Mirail à Toulouse et devra continuer de pointer plusieurs fois par jour au commissariat de Toulouse. Il avait introduit un recours ce jeudi contre ces mesures restrictives devant le tribunal administratif de Toulouse mais les magistrats l'ont débouté. 

A l'audience (à huis-clos), Maître Vincent Brengarth, qui le défend avec Maître William Bourdon, a plaidé la "disproportion manifeste" dans la mesure où "les faits auxquels se réfèrent l'assignation à résidence datent pour la plupart de 2008-2009", des faits pour lesquels Farouk Ben Abbes "a bénéficié d'un non-lieu".

Après les attentats de novembre 2015 à Paris, il avait été interpellé par le RAID dans le cadre de l'état d'urgence puis assigné une première fois à résidence à Toulouse. Mais en mars dernier, Farouk Ben Abbes avait été contrôlé à Colomiers, hors de Toulouse et condamné à une peine de prison pour ne pas avoir respecté les termes de son assignation à résidence. Sorti de prison, il avait été éloigné de Toulouse pendant l'Euro 2016 et le Tour de France, le gouvernement estimant qu'il représentait "une menace". Il était ainsi assigné dans une commune du département de l'Aube.

C'est là que l'Etat a tenté d'expulser vers la Tunisie ce Belgo-Tunisien mais une fois monté dans l'avion, il en était redescendu pour un vice de forme administratif : l'arrêté d'expulsion du ministère de l'Intérieur étant incompatible avec l'interdiction de quitter le territoire dont Farouk Ben Abbes fait toujours l'objet !

Depuis début août, Farouk Ben Abbes est de retour à Toulouse, toujours sous le régime de l'assignation à résidence. On a aussi appris courant août, qu'il avait été indemnisé par erreur de 16 000 euros : il a en effet touché 22 000 euros pour avoir été placé en détention provisoire en 2010 et 2011, mais l'Etat n'aurait dû lui verser que 6000 euros. Il doit rembourser la somme indûment touchée. 

Farouk Ben Abbes n'a jamais condamné pour des faits de terrorisme, mais son nom apparaît cependant en 2009 lors d'un attentat au Caire (Egypte) qui coûte la vie à la lycéenne française de 17 ans Cécile Vannier. Les services égyptiens le soupçonnent également d'être impliqué dans un projet d'attentat avorté qui visait déjà la salle parisienne du Bataclan en 2009.

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