Toulouse : le père du nourrisson Tizio enlevé en 2018 à l'hôpital Purpan relaxé par le tribunal

En janvier 2018, l'affaire de l'enlèvement du petit Tizio avait fait grand bruit. L'alerte enlèvement avait été déclenchée et l'enfant de 2 mois retrouvé 24 heures plus tard chez son père, dans l'Aude. Le père, Brendan G. était jugé ce vendredi par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Brendan G. comparaissait ce 9 juillet devant le tribunal de Toulouse pour l'enlèvement de son fils Tizio, le 5 janvier 2018.

Jugé ce vendredi matin, au tribunal correctionnel de Toulouse, pour corruption d'enfant, il a finalement été relaxé.

Un acte désespéré

En janvier 2018, Brendan G. enlevait son fils Tizio de l'hôpital Purpan à Toulouse. L'acte désespéré d'un père qui ne mesurait pas la nécessité d'un encadrement médical, avait indiqué son avocat, Me Ludovic Sérée de Roch.

L'enlèvement de son nourrisson de deux mois, hospitalisé dans un état végétatif, avait fait l'objet d'une alerte enlèvement. Le père et l'oncle de Tizio avaient finalement été retrouvés dans la propriété familiale de Belcaire dans l'Aude, environ 24 heures après la disparition du bébé.

L'avocat de Brendan G. avait précisé à l'époque que le père n'avait pas fait le deuil de la perte d'un premier nourrisson lors de l'accouchement non médicalisé de son ex-compagne un an auparavant en Ariège. Il a pensé qu'il allait perdre ce deuxième nourrisson et "s'est persuadé que la relation affective avec son fils était supérieure à l'encadrement médical".

Brendan aurait donc voulu passer quelques jours avec son fils loin de l'hôpital Purpan.

Mis en examen pour soustraction de mineur par ascendant

A la suite de l'enlèvement du nourrisson à l'hôpital des enfants malades de Toulouse, où le petit Tizio avait été transféré, le parquet de Toulouse avait ouvert une information judiciaire pour "soustraction d'un mineur par ascendant" et "privation de soins et d'aliments".

Le père de l'enfant et son oncle avaient été mis en examen pour ces deux infractions et l'oncle de Tizio poursuivi pour complicité.

A la demande du parquet, les deux hommes avaient été placés sous contrôle judiciaire avec obligation de pointer à la gendarmerie une fois par semaine, interdiction de quitter le département, interdiction de voir l'enfant en l'absence d'un tiers, et obligation de soins (en raison d'une addiction à l'alcool).

Il y a quelques jours, sans lien avec son état de santé, le petit Tizio est décédé d'un accident ménager.

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