Toulouse : les enseignants du collège George Sand cessent les cours après de nouveaux incidents

Publié le Mis à jour le
Écrit par Fabrice Valery .

Lassés par les incivilités après un nouvel incident et face au "manque de moyens", les enseignants du Collège George Sand ont décidé de ne pas assurer les cours ce vendredi 29 janvier et de demander au rectorat d'intervenir. 

Situé en Réseau d'Education Prioritaire renforcé (REP+), le collège George Sand, dans le quartier de la Cépière à Toulouse, est au bord de l'implosion. Ce vendredi 29 janvier, après un nouvel incident dans une classe, les enseignants ont décidé de cesser les cours et de se rendre en délégation au rectorat d'académie de Toulouse.



"Au bout du rouleau"

"On est au bout du rouleau, a confié un enseignant à France 3 Midi-Pyrénées. Nous vivons presque chaque jour des incidents, de la violence, avec des débordements dans les cours, des bagarres entre élèves, des enseignants menacés verbalement ou physiquement. Il n'est pas rare qu'un enseignant prenne un coup en voulant séparer des élèves qui se battent". Au-delà des enseignants, c'est toute l'équipe pédagogique et le personnel de l'établissement qui ne peut plus supporter ce climat. 



La question des moyens en zone d'éducation prioritaire

Les enseignants ont donc décidé de porter la situation hors des murs du collège, en cessant les cours (les élèves ont tout de même été pris en charge ce vendredi après-midi par les autres encadrants du collège) et en se rendant au rectorat. "Il faut que le rectorat trouve une solution, a poursuivi l'un des enseignants. Nous manquons de moyens d'encadrement alors que nous sommes en REP+. Au rectorat de nous dire ce qu'il peut faire pour notre collège"



Un audit participatif

Après leur entrevue avec l'inspecteur d'académie, le personnel du collège George Sand a décidé de reprendre le travail lundi. De son côté, l'éducation nationale annonce un "audit participatif" dans les semaines qui viennent pour trouver des solutions à cette violence. Les enseignants seront "vigilants" et souhaitent que cet audit débouche rapidement sur des moyens pour régler ces problèmes. 

 

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