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Toulouse : les occupants de l'université Jean-Jaurès ont été expulsés

© MaxPPP
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Les "zadistes" qui occupaient la faculté Jean-Jaurès de Toulouse ont été expulsés par les CRS mardi matin. La faculté Jean-Jaurès (ex-Mirail) était investie par des militants venus notamment de Sivens depuis plus d'un mois. 

Par Marie Martin

Ils ont été expulsés dans le calme, une demi-heure a suffi pour faire partir les 16 "zadistes" qui occupaient encore l'université Jean-Jaurès de Toulouse. 
Les CRS sont intervenus mardi matin, vers 8 heures, à la demande de la présidence de l'université. 
Les "zadistes", dont certains venaient directement de Sivens dans le Tarn, avaient investi l'université en guise de protestation contre les violences policières, après la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse. Les tentes avaient "fleuri" au coeur de la fac et leurs occupants, très pacifistes, distribuaient des bisous.

"La fin de cette occupation avait été obtenue il y a déjà deux semaines", a rappelé le président de l'UT2J Jean-Michel Minovez. Mais il voulait initialement donner "un délai raisonnable", "quatre cinq jours" aux occupants pour partir d'eux-mêmes, avait-il indiqué le 9 décembre. Finalement, a-t-il dit mardi, "j'ai demandé intervention des forces de l'ordre pour que cela se fasse".

Le montant des dégâts est estimé à 150 000 euros. 

Les jeunes, essentiellement des gauchistes et anarchistes selon lui, ont quitté les lieux dans le calme accompagnés d'une meute de chiens qui vivaient avec eux. Ils n'ont voulu faire aucun commentaire.
Ils ont laissé derrière eux tentes, baraques en bois, tables, linge accroché sur des cordes et des dizaines de tags sur les murs des bâtisses et dans les salles qu'ils avaient occupées et qu'il faudra remettre en l'état d'ici la reprise des cours le 5 janvier, a expliqué M. Minovez. Il y a eu aussi beaucoup de matériel cassé.

Au départ, un mouvement d'étudiants s'était insurgé contre la dégradation des conditions d'études à l'université et avait reçu le soutien de leur direction.
Mais très vite M. Minovez avait dénoncé l'intrusion "d'éléments extérieurs" sur le campus, parfois "agressif" et affirmé que les étudiants se faisaient "manipuler par des gens de la mouvance anarchiste".

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