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Toulouse : les sinistrés d'AZF qui occupaient une mairie-annexe évacués par la force

Les sinistrés ont été évacués par la police / © Jean-Luc Thomas / iTélé
Les sinistrés ont été évacués par la police / © Jean-Luc Thomas / iTélé

Les militants de l'association "les sinistrès du 21 septembre" qui occupaient depuis jeudi après-midi la mairie-annexe de Lafourguette à Toulouse pour réclamer un entretien avec le garde des Sceaux ont été évacués par la police. Ils veulent que le 3ème procès AZF se tienne à Toulouse.

Par Fabrice Valery

Ils s'étaient installés jeudi dans l'après-midi dans les locaux de la mairie-annexe du quartier de Lafourguette à Toulouse pour réclamer une entrevue avec le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas : les membres de l'association "les sinistrès du 21 septembre" et leur président Jean-François Grelier n'auront pas eu gain de cause. Ils ont été évacués pendant la nuit par les forces de l'ordre, "sans incident" selon la préfecture mais "sans ménagement" non plus selon les journalistes sur place. Certains de ces militants ont été très grièvement blessés le 21 septembre 2001 lors de l'explosion d'AZF à Toulouse, d'autres sont particulièrement âgés. 

Selon un communiqué commun de la préfecture et de la ville de Toulouse, les occupants ont eu dans la soirée un contact téléphonique avec le maire LR Jean-Luc Moudenc "qui n'a rien donné". Le ministère de la Justice a proposé ensuite un entretien avec un conseiller du Garde des Sceaux, puis le préfet un rendez-vous lundi. Refus successifs des manifestants : le préfet a donc fait intervenir la force pour libérer les lieux et les employés municipaux qui y étaient retenus. 

Les images de nos confrères d'iTélé : 
Evacuation des sinistrès d'AZF
Ils ont été évacués par la police de la mairie-annexe de Lafourguette qu'ils occupaient à Toulouse.

L'association des sinistrès du 21 septembre réclame que le troisième procès AZF se déroule à Toulouse et non à Paris comme prévu. Elle a lancé une pétition en ligne dans ce sens. Depuis que la Cour de cassation a renvoyé le dossier vers la Cour d'appel de Paris, les voix s'élèvent à Toulouse pour dénoncer un procès qui ne sera pas équitable, les petits sinistrès n'ayant pas la possibilité financière et matérielle d'assister aux audiences pendant 4 mois à Paris. 

Le procès doit s'ouvrir le 24 janvier 2017 à Paris

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