Toulouse : l'observateur des pratiques policières a-t-il été délibérément visé par la police ?

Deux jours après avoir été blessé par un projectile, un membre de l'observatoire des pratiques policières porte plainte pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique. Il pense avoir été touché par une arme de la police samedi à Toulouse lors de la manifestation des gilets jaunes.

© F.Charmeux/MAXPPP
Le casque qu'il portait ce samedi porte la trace du projectile. Jérôme a été touché au front malgré son équipement. Une blessure qui laissera une cicatrice, 11 points de suture et un léger traumatisme cranien. 
Deux jours après la manifestation des gilets jaunes, il vient de porter plainte contre la police. Une plainte pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique.
 

Membre de l'Observatoire des Pratiques Policières (OPP), ce jeune homme se trouvait au coeur des affrontements ce samedi après midi 2 février près de l'espace St Georges à Toulouse. Il observait comme le fait l'OPP depuis près de deux ans à Toulouse, le comportement des policiers.
Au vu de sa blessure, de l'impact sur son casque et de l'endroit où il se trouvait, il en est sûr, c'est un projectile de la police qui l'a blessé : une grenade lacrymogène, un plot de grenade de désencerclement ou peut être un tir de lanceur de balles de défense (LBD).
A-t-il été délibérément visé, lui qui observait la police ? Difficile à dire mais pour son avocat la question se pose. Depuis plusieurs semaines les membres de l'Observatoire des Pratiques Policières (OPP) à Toulouse dénoncent l'usage disproprotionné des armes de la part de la police. Ils affirment avoir été insultés par des policiers sur le terrain et mis en joue.

Voir le reportage de Stéphane Compan et Eric Foissac :
 
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