Toulouse : sous les pavés, les élections municipales

Le chantier des ramblas avance à Toulouse / © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP
Le chantier des ramblas avance à Toulouse / © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP

Les années pré-électorales sont souvent propices à l'éclosion de nouveaux chantiers dans les villes. Un atout pour les maires sortants, qui espèrent une réélection. A Toulouse, les chantiers semblent permanents à l'image des futurs ramblas ou de la nouvelle ligne de métro. 

Par Claire Sardain

9% c'est le chiffre moyen des augmentations de chantiers dans les villes en période préélectorales pour les municipales. Et Toulouse n'y échappe pas.
Certes, la 4ème ville de France est en chantier permanent depuis des dizaines d'années. Et les pelleteuses ont continué à s'activer pendant la dernière mandature de Jean-Luc Moudenc. Des chantiers, pour certains dans la continuité de son prédécesseur socialiste Pierre Cohen, pour d'autres, lancés au moment de l'alternance.

Le métro en vedette 

Jean-Luc Moudenc l'avait promis. Ce sera fait. Le réseau du métro toulousain sera développé dans les prochaines années . La 3éme ligne de métro est en route. L'enquête publique est désormais terminée. Ce projet de transport collectif majeur de l'agglomération toulousaine doit relier, sur 27 km de long, les villes de Colomiers et Labège via la gare Matabiau, tout en desservant l'aéroport de Blagnac. 21 stations, cinq gares connectées (Colomiers, La Vache, Matabiau, Montaudran Gare, Labège La Cadène), cinq correspondances avec les lignes A et B de métro et le tramway, quatre parcs-relais offrant 2 800 places de stationnement.
En attendant le coup d'envoi de ce chantier pharaonique, la ligne A connaît une seconde jeunesse. Inaugurée en 1993, elle sature avec quelques 210000 personnes transportées chaque jour. Pour doubler le nombre de rames, plusieurs stations ont été agrandies. Le chantier est particulièrement pénalisant sur le site de Jean-Jaurès en plein coeur de la ville. 

Ramblas et Parking


Car il n'arrive pas seul. Ce relooking de la ligne A a été couplé au chantier des ramblas et de l'agrandissement du parking au niveau des allées Jean-Jaurès. Sous terre, un doublement des places de stationnement. Au dessus une esplanade dessinée par Joan Busquets. Aujourd'hui le chantier touche à sa fin. Il devrait accueillir les premiers promeneurs d'ici la fin de l'année.
 

Le téléphérique en ligne droite


C'est peut-être le chantier le plus surprenant de ces dernières années. Celui du Téléphérique Urbain Sud (TUS), dont le coup d'envoi a été donné en 2019. Comme Grenoble ou Brest, on pourra bientôt survoler la ville de Toulouse entre l'oncopole et l'université Paul Sabatier. Trois kilomètres de trajets en 10 petites minutes, contre 40 actuellement en voiture. 
 

 

La tour d'Occitanie contestée


Mais tous les projets ne font pas l'unanimité. c'est le cas de la tour d'Occitanie. A côté de la gare Matabiau, le trou reste béant et pas de premier coup de pioche à l'horizon. 
La municipalité souhaiterait démarrer le chantier avant la fin de l'année, mais les opposants ne l'entendent pas de cette oreille. Le collectif "Non au gratte-ciel Toulousain" a déjà déposé deux recours en justice. Débouté pour le premier, il compte maintenant sur son recours en annulation, pour lequel le tribunal administratif devrait se prononcer dans les prochaines semaines. 
 
 

Le nouveau parc des expositions


Et puis, il y a ces chantiers, lancés par le prédécesseur, également adversaire politique, qui ont été poursuivis. La rénovation de l'hyper centre-ville avec la création de zones semi-piétonnes ou encore le futur Parc des Expositions initié par le socialiste Pierre Cohen. Ce parc des expositions s'appellera Meett, traduisez rencontrer mais avec deux T pour Meet Toulouse. Le futur édifice, qui aura coûté plus de 310 millions d'Euros, comprendra un centre des congrés et un parc d'exposition. Il ouvrira ses portes en 2020, avec un premier salon consacré à l'espace en juin. 

Rendez-vous en mars 2020


Beaucoup de chantiers donc. Des chantiers necessaires pour certains. Des chantiers promesses de campagne. Des chantiers qui, une fois terminés, vont redorer l'image de la ville de Toulouse. 
Mais des chantiers qui ont également coûté cher aux Toulousains.


Quel sera l'impact, positif ou négatif de ces chantiers lors des prochaines elections municipales ? Seuls les électeurs toulousains ont la réponse. Rendez-vous les 15 et 22 mars 2020 dans les urnes. 

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