Toulouse quartier de Lardenne, des habitants opposés à l'implantation d'une deuxième antenne-relais à côté d'une école

Les habitants du quartier de Lardenne à Toulouse se mobilisent une nouvelle fois contre une antenne-relais de téléphonie mobile. Un an après celle de l’opérateur Bouygues, c’est Free qui envisage d'installer une antenne à quelques centaines de mètres de l'école.
Illustration antenne-relais
Illustration antenne-relais © CHRISTOPHE BARREAU/MaxPPP

Les habitants du quartier de Lardenne, à l'ouest de Toulouse, repartent au combat contre les antennes-relais. Un an après leur mouvement contre l'opérateur Bouygues, c'est Free qui suscite toute leur colère.

Nous sommes scandalisés par le fait que des antennes relais puissent être implantées aussi près d'écoles !

Lâche Stéphanie Mérat, membre de l'association de parents d'élèves APEL qui avait obtenu de Bouygues qu'il réoriente son antenne située place Sauvegrain, à quelques mètres de la maternelle et à moins de 100 mètres de la halte garderie.

Nous demandons la même chose à Free pour abaisser le taux d'émissions d'ondes qui arrivent directement sur l'école de nos enfants.

Explique la mère de famille qui a appris avec effarement l'implantation de cette nouvelle antenne-relais rue de Llagone, à proximité immédiate de l'école élémentaire Lardenne.
 

La question des ondes

Mais cette fois, Free refuse en argumentant que les ondes sont inférieures aux seuils de référence. Dans un document que nous nous sommes procurés, l'opérateur explique :

Le choix des azimuts a été mûrement réfléchi. L’azimut 320°, objet de l’échange avec les associations car il est orienté vers l’école, est le plus important pour notre ingénierie radio et la couverture projetée. Les simulations de l’exposimétrie sur l’école ont mesuré une valeur de 1,6 V/m. Les simulations respectent les limités fixées pour le public par le décret du 3 mai 2002. Dans l’environnement de notre station-relais, rue Llagone à Toulouse (31000), toutes les valeurs de champs électromagnétiques estimées sont inférieures aux seuils de référence fixés par le décret N°2022-775 du 3 mai 2002 et de la recommandation européenne N°1999/519/CE du 12 juillet 1999.

Une explication qui ne calme pas l'inquiétude des parents d'élèves :

On est inquiet. Ça veut dire que nos enfants vont êtres exposés à ces ondes 10 heures par jour pendant tout le temps de leur scolarité. De la petite section de maternelle au CM2, ça va durer 8 ans !

réagit Julie Heniqui, maman de trois enfants âgés de 8,6 et 3 ans.

Un projet validé par la mairie

Dans un courrier envoyé à l'association de parents d'élève, le maire de quartier Christophe Alvès répond :

Dès le terme des prochaines échéances électorales, je souhaite une reprise du processus de concertation spécifique à ce projet et notamment sur les aspects liés à la prise de mesures souhaitée par les parents d’élèves.

En attendant, Christophe Alvès a demandé à ce que le projet soit stoppé. La mairie qui rappelle également que c’est l’Etat, via l’Agence nationale des fréquences, qui délivre les autorisations aux opérateurs. 

Une pétition lancée par les associations a déjà recueilli 200 signatures. 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
téléphonie économie polémique société